Grands fauves, alouettes sereines

Pour moi la littérature ce n’est pas me tenir dans l’antichambre pleine de monde et plonger dans le babil mais bien plutôt me mettre à la fenêtre et être attentif aux bruits du monde qui couvent sous le brouhaha et ce glacis de l’antichambre. Ouvrir la fenêtre ou l’entrouvrir car il fait froid et il faut pénétrer dans l’intérieur des hommes, ce sas où il se dit tant de chose, qui est le clapet ou le maxillaire quand la mâchoire s’actionne et laisse échapper des filets de mots, l’odeur du dernier souffle et les souvenirs du grand air, les tensions de la lune et les moments du crissement sous la plume, rage douce qui réveille les morts. Il y a les images mais surtout ce courant d’air que fait le cerveau quand il lance ces balles, suivre la trajectoire des ailes qui va plus vite que le style, sans qu’il soit question de pensée, d’abstrait ou de vies à peines refroidies, d’analyses sociologique, de médical ou des grands fracas des paroles de tous les jour, attisées par la violence et la courte vue de devoir vivre, sans recul. Car après ce moment les livres s’endorment où sont consignées les histoires, le grand ronflement de l’auteur, le livre pour échapper au temps s’est clos et n’a pas su resté ouvert, en suspens et plus rapide que les jours.
J’entends par contre les accroches qui sifflent, les voix des thébaines qui si elles ont été lâché avec suffisamment de force ont la décision du cameraman quand tombe le mot  « action! » .

 

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