Temps qui gouffre

Le temps et l’autre

et ne peut arrêter le mouvement
à se réinventer
au lieu de se détruire

mais c’est ce qui est à l’ordre du jour

le passé allonge son ombre pendant que le present nous brule d’un feu peut être irréversible …

le futur ouvert, s’il faut dire si le passé est grand fermé
à moins de flotter dans le présent
bénéfique

et ouvrir une autre ère du temps, une autre dimenssion du temps, sans reference

passé-futur-présent

ni ouvert
ni fermé

tourbillonnant dans l’immobilité

le temps est fou si nous voulons le chevaucher

à un autre  temps , répond un autre rythme,  du poème , qui n’est même plus un poème, ce temps là englobe beaucoup plus

les mots y trouve une résonance autre,

inspire

les mots y trouvent une résonance autre , parfois ils s’arrêtent et ne franchissent pas , ils restent sur le bord , ravine, ils y ont mené, désignent vaguement ,

ils ont perdu la prétention et laissent l’ se déployer sans qu’ils y participent,

eux y mènent, ne sont que les coup du bâton sur le roc,
ou le rauque du rire , l’aiguë de la voix,

pelage ventre pluie

dans la danse, ligne  une convocation, entre,  le temps , dont nous ne pouvons nous éloigner appelle

sur ce versant dépouillé se peut apercevoir, ce , la, les mots entament , au seuil sous l’astre rire

énigmatique

significatif

inaccessible

pourtant les mots y mènent

Hon'ami Koetsu Tawaraya Sotatsu vers 1600
Hon’ami Koetsu Tawaraya Sotatsu vers 1600

et  la terre ne nous appartient plus, ils ne nous y font plus de place, ni devant ni derrière, il nous faut creuser à mi-hauteur, coincé ailleurs entre le thorax et la plante, du fond du jardin en ricanant,

alors oui , et pourtant si ! ,

mes incantations défenestrantes me font boule de feu et zèbre l’espace d’ ouest en est et du sud en nord embrassant mes amis (brasse) et mes amantes (braise) trop peu si peu au passage grinçant de mes vents, mes nuages de fumées soupirent à l’aise de mille lieux, ma langue, que je parle souterraine est irriguée de milliers d’autres langues circonflexes et je cligne des deux yeux à les écouter irriguer mon sang, slalomant entre les ferrailles électrisées des pylones qu’ils ont voulu plus fort que le temps, les fausses montagnes de béton,

ils se sont cru incontournables

et vois comme j’ai le dos tourné, vois comme je parle aux ancêtres et aux à-naître; aux rivières et aux écorces de feuilles, aux vents qui chatouillent les marées,
vois comme je suis l’oiseau et file à travers les balles me cachant dans les nuages, et les bisons comme les ours font la sarabande se tiennent les côtes et n’en peuvent plus de rire , se frottent dans la neige et imitent les lézards,

la bonne blague de leur monde en berne

je suis du pays du sourire blanc noué dans un pleur.

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