parcours

Parcours… une évolution en forme d’écriture, le trait se mêle aux traces qui nous précèdent et nous prolonge, donc.

Comme un cheminement, en chant sur les sentiers, la terre,  l’homme se résouent aux éléments, finalement se rejoingnent en foisonnement…

Le chemin de terre s’encre  des mots, s’ouvre vers, ce qui ne se laisse pas voir, qu’il croise ou délivre à chaque pas. Vent du pas qui se fait.

Encre de chine, aquarelle, pigments, le roseau et le pinceau guident l’eau aux rides du papier, devient matière, trait, écriture… le poème s’emmêle à la peinture.

question que je me pose

Ce que je tente d’exprimer en utilisant pour cela des couleurs , des mots , des phrases mais aussi
un ressenti et une culture , plus ou moins bien digérée , des bribes de choses qui m’ont touché , art, vie, insignifiance de l’oeil en route et qui reflete, refuse de tomber, lire la tombe.

Cette nourriture de l’esprit brille comme des étoiles lointaines, inaccessibles néssaires noeuds aux cordes. Ce luminaire peut aussi bien nous cacher à nous même quand nous tentons de s’adonner au pressentiment.

Une forme qui soit de la poésie, le mot Art est laissé de coté, la prédilection est laissée à la tentative, l’horreur de l’ennui, le diable s’est l’ennui, dit Peter Brook.

L’envie de dire peut cacher la banalité et le regard en retour enseigne le chemin à parcourir, dans la brume … Il est des maître de la parole, des être dans le corps parle et est parole, la porte, toute la voix arqueboutée dans cette pliure, trajet de flèche comme on est chasseur.

Comment devenir celui là ? Faut il suivre le sentier aux influences ? Au contraire le chemin est broussailleux, est il gage de vérité, sienne, au sortir des broussailles, griffures de traits ronces, usure des souliers, la parole est t’elle une forge ? Est-ce de plier si loin cette envie que le pas fait ample et délié, saute par dessus les rochers comme un bouquetin.

(c) L S, arboles
(c) L S, arboles

C’est être le geste lui même, mais seulement le sien et de bout en bout aboutit la maille de l’autrement, de l’avant et de l’après , seulement accessible à qui est en mouvement vers, soi, loin et l’avant et l’après en bout de soi à s’atteindre.

Travailler à un dépouillement

attendre et travailler en silence

l’effort est il suffisant ou y faut il la science ?

Savoir, haute maitrise, sublimée par la révélation de ce qui adviendra au rayon de la roue qui tourne dans le sable et l’écume du courant.

C’est pourquoi tant de gens sur le marché de l’art que je trouve indigeste et stérile, un ou deux parviendront à réinventer et finiront par se satisfaire de savoir que la parole est en mouvement à l’ondulation de leurs lèvres. On en revient toujours à cela, évident quand la beauté se produit, l’effort ennuie est stérile et tue l’envie, le labeur est poussif , il aurait fallu rester dans la pénombre , plutôt se mettre en risque pour racler la gorge du déchet et progresser sans rien d’autre que d’oser, dire , en avant et debout ,vers l’autre miroir de soi qui recevra le reflet … Rien d’excessif en cela, ce qui enthousiasme peut être le café du matin ou le sourire d’un arbre dans cette drôle de lumière, seulement, il faut être.

Faut il avancer en brisure, lignes de temps, lignes rompues , seul chemin qui permette de progresser , le doute appelle la réponse qui est échec, qui est tentative, qui est dialogue qui est rigueur, garante et gageure.

Les autres décideront si l’écoute en vaut la peine ou se détourneront pressés vers des occupations pressées, le cheminement reste , peut être ….

La réflexion

(c) L S, amina
(c) L S, amina

La réflexion sur la forme et la relation à l’entour, la question de l’espace m’a amené à considérer le repos vierge de la feuille comme l’endroit de la manifestation. les chinois diraient de la transformation. La réflexion, là devait faire une pause, se soumettre au moment de la peinture qui décide et impose ce recul.

La question : « que puis je dire du monde ? » me centre dans le domaine de la parole ouverte et non contraignable.
(c) L S , arbre
(c) L S , arbre

je retrouve ce peu que le peintre est capable de fulgurer face au réel; cette rapidité instantanée où il s’en va ‘s’en réfléchir’ , zèbre le présent, en affirmation sur le fil, et cette autre attitude, très espagnole, où il va s’en remettre à la compréhension matérielle et entière de la densité de la matière, plutot que « de », dire « dans » le tellurique, l’abstrait, l’indistinct, où il lâche prise comme dans un Wu Wei où rapter le sens au hasard du réel, dans une présence écrasante.

Mais cette autre dimension : « habiter ».

Le geste, en écriture, comme en parole, comme en danse, comme une voix qui vient dire ce que le ventre renferme de potentialité affective, je ressens , tout cela m’habite quand je te vois …

La prégnance du corps va se faire poussée pour exprimer dans le lâcher la tension qu’il y a à être, à exprimer les artères, les muscles du vivre,

En avant vers ,

Comme dirait Guillen , le corps va devenir mouvement, expression, geste-rût , peinture hasardeuse comme s’abandonnant à la trace du vivre.

Est ce suffisant ? Car il ne faut rien expliquer, le vouloir-dire est hors de propos qui doit demeurer dans la seule force du trait, de ses espaces que trait la matière et l’eau, qui porte. S’agit d’émotion, de compréhension, d’intimité avec l’extérieur, capacité à s’ouvrir, l’essentiel étant de se livrer aux flots.

Peut on rendre compte du vivant et la présence uniquement libérant le corps en équilibre entre les forces du monde, les siennes propres rejointes, capable en deux traits de s’immiscer en symphonie du vivre,

Il ait besoin de mélodie, l’articulé doit parvenir à se faire chant, rien n’est sec, je cherche la source. L’eau vive.

L’écriture est une eau qui ‘trace’ son chemin dans l’espace et le temps et néanmoins conserve sa force vive, force première, suggestion qui doit soutenir l’affirmation, point d’ancrage du temps et espace en mouvance L’au delà de Guillen.
(c) L S, l'en vive
(c) L S, l’en rive

La réflexion sur la forme et la relation à l’entour, la question de l’espace m’a amené à considérer le repos vierge de la feuille comme l’endroit de la manifestation, les chinois diraient de la transformation. Mais le foisonnement de la parole, je la dois aux Antilles, comme concilier ces deux, quand le dépouillement convoque la folle envie de vivre et le refus de céder. Il y a comme un écart ou une nécessaire relation à la maison. La demeure n’est pas le chaos ni l’absolu sans contexte. On y viendra plus tard, surement ou du moins peut être. Le foisonnement rend compte du monde et les chinois ont ils une pensée si différente ? Le maître ne cesse de sourire, le poète au pied de l’arbre s’y appuie et aux saisons , il trompe le kalame et écrit, se fiant au temps. A la couleur et la lumière, l’espace est donc ouvert pour y prendre place, celle du pas, de la respiration et contre toute attente, à la durée.

L’expression

La lumière va amener l’expression, comme le lieu de l’homme qui s’inscrit, espace et lumière sont liés même s’ils ne se résolve pas l’un à l’autre ; le peintre que je tente d’être admet la confusion, ou du moins la grande difficulté à piétiner le sol et l’amener à l’expression. L’expression est comme cet homme sur le rouleau qui fait face au vide, en attendant de pouvoir s’y dissoudre, s’oublier, il se projette dans les formes que son corps lui impose, il suit les voies de la brume et du froid.

(c) L S, monts
(c) L S, monts

Influences

Saturation et dépouillement chez Rothko, Soulages  Tal Coat, trois de mes peintres vers qui je reviens,
L’espace se résout bien en surface ou lumière, rayonnement de couleur, espace et lumière, l’un révélant l’autre. Le travail sur la forme n’exclut pas le vide, mais l’exige, l’espace, comme chez cette sculpteur que j’ai inlassablement dessiné à Yale , Barbara Hepworth et puis Henri Moore, Chillida, une même filiation en somme, de l’Angleterre des cotes celtiques des moors  que j’ai bien connu aux montagnes natales de l’Euskadi et partant des rives du monde entier. Tout et le départ est il contenu dans la forme, celle sculptée ou batie. Architecture et dessin, Chillida bien sûr.
(c) L S, etxea
(c) L S, etxea

la couleur et la densité, brutalité de la lumière et de l’espace,
comment se marque ce vide ou la luminosité qui est un processus.  S’inclue dans « le vivant » de l’existence.

Pour lui qui en fait l’expérience et ne peut donc en être détaché, l’espace est vécu comme un milieu qui ne peut prendre forme que dans le geste qui agit (marcel Jousse et Jimenez aussi) celui qui cherche à prendre place au milieu de tout cela, comme vivant,
participer, en mouvement puisqu’il y a reconnaissance et position,  durée et expansion.
Parmi mes grandes influences en peinture , le peintre australien Fred Williams m’a interrogé très tôt sur la réalité du paysage , et la possibilité d’y inclure tous ces éléments là.
La peinture paysage n’est plus seulement vue d’une étendue mais plutôt vie d’une étendue dont je participe de manière multiple, étendue, couleur, signe, totalité et surtout à la manière aborigène itinéraire dynamique mais situé dans l’œil intime comme une tranquillité, aspect présent du regard qui voit et ramène cette chose à la reconnaissance, et emporte car le voyage et le déplacement est là. On s »éloigne dès lors de tous les impressionnismes possibles pour concevoir et reconstruire l’espace le nommer domaine du vivant.
Un peintre comme Rafols Casamada participe de cette vision.
Vivre le paysage, loin d’une abstraction dont il participe. L’aquarelliste John Marin, s’il est encore lié à l’impressionnisme ( je veux dire par la qu’il est dans cette posture où le peintre agit la lumière qui lui parvient pour la restituer sans remettre en question la vue, s’inscrivant dans l’acte de voir… mais y a t’il aussi dans le voir , la réminiscence, la projection, la pensée) le peintre se lance dans une gestuelle dynamique qui agit l’espace, y projette le trait comme une succession assez angulaire de lecture, la couleur en est le présupposé, la lumière devient la base du mouvement relayant entre statisme et dynamisme.
Vouée à la couleur ne laisse qu’apercevoir, ce qui est en jeu, oubliant les ressemblances tente de recoder le plan de l’étendu, est la condition de son avènement et la réalise .

La découverte de Tal Coat et la lecture passionnée d’Henri Maldiney accélèrent ma réflexion sur le sujet. Complexité énorme ( Maldiney : « aux déserts que l’histoire accable » ; « être et existence », « ouvrir le rien » mais aussi les carnets de d’André du Bouchet, autre groupe d’amis aux sensibilités voisinnes )
Un des points communs entre Tal Coat et John Marin est la référence à l’art oriental , en particulier la peinture des Tang pour TC ; je partage bien sûr cette fascination de longue date et ma peinture n’est pas séparable d’une tentative de trouver un langage pictural qui soit aussi écriture, projection dans un irréel du réel. Qui le dépasse, qui me situe en tant qu’être sensible plutôt que pensant. J’ai aimé les philosophes, Merleau Ponty en particulier.

(c) L S, signes
(c) L S, signes

L’écriture est donc au centre de ma vision dramatique,

La question : « que puis je dire du monde ? » me centre dans le domaine de la parole ouverte et non contraignable. Autre peintre influencée par l’orient : Joan Mitchell. Comment dans le vide lumineux du tableau fait il exister des formes, énergies, surfaces qui vont dire le monde plus surement que s’il y était représenté, elle est une chamane qui agite tout cela, établit des correspondance et travaille l’espace comme un tissus de relation sans que rien ne soit formellement défini, car la vie doit couler, l’énergie hors du temps, l’arreter reviendrait à falsifier le temps et à se situer en dehors.  J M manque pour ma part d’apaisement dans sa gestuelle et participe d’un dynamisme bagarreur. Le peintre Miquel Barcelo dans ses œuvres sur papier est ce geste qui agit le corps de l’autre dans une lumière incertaine, décalée, étrangère, ces poèmes hasardeux procèdent de cette même attitude, loin de toute certitude l’artiste cherche à provoquer le réel ou ce qu’il peut en percevoir. Sans soucis de finalité, provoquant comme un toréador ce qui n’a qu’un temps est toujours en dessus le présent  à fleur de peau a un arrière gout de la mort

je retrouve ce peu que le peintre est capable de fulgurer face au réel; cette rapidité instantanée où ‘s’en réfléchir’ il zèbre le présent, en affirmation sur le fil, et cette autre attitude, très espagnole, où il va plonger dans la densité de la matière, le tellurique, l’abstrait, l’indistinct, où il s’efforce de rapter le sens au hasard du réel , dans une présence écrasante,

Mais la peinture a besoin d’une autre dimension : « habiter »

(c) L S, carbone
(c) L S, carbone

Le geste, en écriture, comme une parole, comme une danse, comme une voix qui vient dire ce que le ventre renferme de potentialité affective, je ressens , tout cela m’habite quand je te vois …

La prégnance du corps va se faire poussée pour exprimer dans le lâcher la tension qu’il y a à être, à exprimer les artères, les muscles du vivre,

En avant vers ,

Comme dirait Guillen , le corps va devenir expression en mouvement , geste-rût , la peinture comme la trace du vivre,

Est ce suffisant ?

Peut on rendre compte du vivant et de la présence uniquement libérant le corps en équilibre entre les forces du monde, cherche à s’immiscer en symphonie du vivre,

il ait besoin de mélodie, l’articulé doit parvenir à se faire chant,

(c) L S, signes-terre
(c) L S, signes-terre
L’écriture doit ‘tracer’ son chemin dans l’espace et le temps et néanmoins conserver sa force vive, première, soutenir l’affirmation, point d’ancrage du temps et espace en mouvance, l’au delà de Guillen.

route

La peinture n’est pas faite pour être comprise mais tente de montrer, faire ressentir l’endroit, le moment de la vie de cet homme qui rejoint l’universel dans ce sens profond qui nous échappe, réunit l’espace d’un instant la contradiction et le mystère , comme une vue ouverte,

un appel qui suggère quelque chose , quoi? pour moi , je peints comme ça , non dans la représentation et la pensée des choses mais dans l’invocation , l’appel de ce qui s’ouvre , qui surgit des profondeurs de soi , qui témoigne d’un être au monde ,

nourrit de toute une réflexion au préalable ,

enfin je peignais

car il y a un moment ou ça ne suffit plus

ou bien la volonté se remet en marche , s’éveille à ce que LUI veut vraiment ,

ce ressenti en avant vers l’autre, sortir de la prison personnelle, ouvrir vers le partage , le cheminement et l’enracinement,

Jusque là ma peinture avait les échos d’un chant , qui sortirait de la gorge-main – poumon-bras -souffle- corps-stridence- impulsion- étoffe-geste – torse-désir,

moment, dense, coloré, rhythmé, sombre, concentré

comme un fado ou une complainte ,

un chant de voix surgi des entrailles

(c) L S, Cataphel
(c) L S, Cataphel

une terre traverse du corps

des réminiscences des voix berbères, profondes, semblant traverser le corps en puisant aux pieds ancrés et rejoidre les étoiles, brodures indiennes comme une danse des doigts tactile et plat cosmique en épices, lignes mélodiques charnelles et entrelacées comme une invite au banquet des voix slaves … saxo déchirant ,

chez   beñat achiary porteur de l’antique voix basque , donnée en partage à l’expérience de vivre , de la présence, témoignage de la traversée de l’être,

Le corps est il seulement ce lieu clos ou bien aussi cet endroit de l’être où il advient quelque chose in-attendu , en avant de soi vers l’espace du soudainement possible, sens de la danse ou le geste incarne la guirlande « du pétillement  » de l’espace et du temps, à quoi l’homme donne forme, rend palpable, ainsi s’exprimerait Marcel Jousse dans l' »anthropologie du geste »,

pleinement geste qui relie ,

en aller vers ,

moment ou la vie s’enfle de tout le pressenti ,

magnifique pressentiment par quoi tout commence dit Peter Brook,

une incarnation

(c) L S,Aura vive
(c) L S,Aura vive

vraie… , sortie de l’abstraction , hors de la distance de la représentation , geste de la pensée où affleure toutes les pensée, la contradiction résolue dans le geste capable de contenir dans son temps l’alpha et l’oméga, pris ensemble dans la simple existence immédiate

matière et impulsion

direction et désir , épaisseur et impalpable

ou alors peut être un point de départ , starting block d’une énergie à vivre , impulsion qui résume le vivre et envoi en tournoi

énergie qui saisi l’homme qui peint et transmet à la feuille le vivre,

l’art dont je veux parler est acte , permettra ou empèchera en chemin,

l’homme en tout cas ne peut se suffire de ce geste, de la voix ample, comme un chemin qui s’ouvre aux jambes, frémissent des muscles qui impulsent l’inédit du présent, le trajet,

bonjour patrick ,
oui ,
en ce qui concerne ma peinture , en ai-je une , je suis d’accord avec vous , la recherche , les traces , la fatigue, la révolte poétique , mais aussi le désir de liberté , l’invention d’un langage ou son rêve ,
d’ailleurs je ne peints plus beaucoup, tout ce que vous voyez est assez vieux , car cela est très prenant de créer en peinture , de se façonner en peinture , ou en écriture , mais qui sait le but poursuivi par l’expression, n’est il pas aussi de répondre à quelques questions au sphinx et de franchir le ravin sur une poutrelle instable , il me serait aisé de calquer un style ou de suivre une voix (e) c’est à l’invisible que je m’adresse et cela est difficile , évidemment , d’ou la pause prélude à la mue nécessaire sans doute pour aller plus loin , car l’acte artistique s’il doit exister doit être exigeant et résumer, se faire passerelle de mythe à soi , à moins que l’on choisisse l’artisanat, le travail des jours , sagesse sans doute , le reflet de l’homme témoigne de l’homme , il est ainsi fait , et est preuve de sa présence , trace peut être , mais il peut être preuve de la trace ce qui serait plus juste ,

(c) L S, Corps-plante
(c) L S, Corps-plante

Certes il faudrait s’y mettre et mettre toute les forces de mon coté et devenir peintre réellement ! sans doute , le blog et la vitesse d’un instant peint sont tout ce que je peux dire pour l’instant ,

la mue dira si l’effort parviendra à la forme dans cette matière là , car c’est une réponse à l’existence.

pour l’instant je ne quitte pas la question, le dialogue avec ceux rencontrés, l’influx du pressentiment, quelques trouées dans la matière et la lumière , désert d’errance, un long voyage d’apprentissage qui peut être renforcera la corne des pieds et donneront envie aux mains d’inventer.


(c) L S pays
(c) L S pays

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