Chroniqes d’une érection

Y a t’il un espoir sérieux pour que ça change où les camemberts croulants de notre pays rétrograde se croient ils encore sous Louis XIV ou Jacques le ténieux ( je l’ai inventé pour l’occasion, j’aurais pu dire crémeux mais on m’attendait au tournant et j’ai obliqué évitant la flèche currarée qui m’était décochée, fin stratège à l’aïl que je suis ) , à mon avis humble mais acéré la cisaille piailleuse dont l’issue nous renvoit sans coup férir à nos corvées de patates , les épluchures bien fines por favor et vous êtes taillleur dans le civil allez donc faire les turques ( les chiottes quoi !)… ( oh les gros mots !!!!! shocking ! et les votres ! vieux baveux empaillé , eh…. laisse la place aux jeunes ! babouin cul-rose t’es garé en double file corbillard vermoulu, morveux billé en pré-morgue !)
bref , comme disait candide ( c’est d’actualité à l’opéra , : « mieux vaut cultiver son jardin » que de prèter l’oreille et son caleçon à des ronrons de vieux ronchons qui s’accrochent à leur siège pour éviter qu’il ne s’envolent, pèts ( ya pas de fôte de frappe je veux pas dire poètes , me faites pas dire ce que je dis pas je vous vois venir z/délateurs encapuchonés) circum-déambulatoires et alcooliques, vaseux et tourbillonants les bronchies en trompette de l’air d’Aïda, sèchant sur un fil tendu aux quatres vents d’occitanie, le reste, l’oil , vaut pas la peine d’en parler, tout le malheur vient de là ! le pont d’orthez aux oies de foix gras phoébusien, rimes en remous du gave à haut débit, je signe, un peu plus à l’ouest, du coté de Baigts, oh ma plaine verdoyante de soleil en paquerettée ,

parce qu’il faut vous dire qu’il nous font toujours les mêmes réponses en pattes de mouche tsé tsé , alors normaleuh je me venge en blog, je déblataire, le mollet torve, pour éviter les mots qui fâchent !

je ressasse, le sas obstrué miaulant dans la gorge, même avec une cuillérée de ricin , ça posse pas , pot o curry , ma poule !

je fais une pause et je vous en touche un mot ,
bougez pas !

et ceci bien que je répugne à évoquer l’Agora

et bien que je sois absolument ironique à l’égard de la politique depuis mes lectures d’adolescence, et bien que ma naïveté ait été ébouillantée toute crue en 81 et bien que mon regain citoyen (bref) ait été court-circuité par la plus grande opération démagogique du siècle (naissant il est vrai) quand j’ai été aculé au mur du deuxième tour en 2002, et plus récemment par le retrait de Taubira , qui est pour moi la seule à garder de la crédibilité politique,

et SURTOUT bien que mon cri enthousiaste de MARJANE PRESIDENTE !!!!!!! soit resté sans écho …

je suis malgré moi quasi obligé de m’intéresser aux élections qui approchent , et ceci même si la tentation de rester sur mon tonneau à me gratter la plante des pied d’un air dubitatif supérieur est à son climax…

…l’occasion est néanmoins trop belle de tenter de s’interroger avec intelligence sur le fait politique aujourd’hui, ce qui pour moi n’existe pas au delà de l’horizon de la cigüe comme je me plais à le répéter , le mot me plaisant décidément beaucoup et ma position Diogénienne se trouvant renforcé de l’attitude Socratique , indépassable depuis les critiques de Raphael Confiant à l’égard de Césaire , car si le grand homme échoue , alors qui peut prétendre réussir ?

Donc rejoignons tous les soir MICHEL ONFRAY sur son blog car le philosophe tente de s’interroger intelligemment sur la politique et ses acteurs , circonstance trop rare, tellement trop trop rare, pour la manquer, la plupart devenant brusquement idiot dès que la politique et les élections entrent en jeu , il n’y a qu’a jeter un coup d’oeil aux dessins de HOGARTH pour s’en convaincre !

quelques jours plus tard je modère mon enthousiasme ainsi :

c’est ainsi que devant le blog de m. onfray je fus saisi de convulsions , la nausée me saisit et avec elle la révélation , s’arracher à ses pages pour éviter d’être implacablement chasse-d’eauté dans la cuvette avec le reste des électeurs et commentateurs politiques soudainement devenus souverainement idiot à l’approche des élections ,

il me fallait en effet me protéger d’urgence contre cette tornade de crétinerie pire que le h5n1, fulgurante celle là et … con=tagieuse,

réfrénant ma bravoure atavique je retins mon stylo durandal de décapiter les infidèles de peur que ça s’attrappe comme ça, sait on jamais, la contagion, éviter la contagion à tout pris,

n’écoutant que mon courage je saisis mes jambes à mon coup , me lançant par inadvertance malheureuse un sacré coup de pied aux fesses, quand même, et pensais intérieurement il était temps, la contagion m’a rattrappé en 5ème colonne et vla t’i pa que j’me lance des coups d ‘ pié o fesses tout seul , s »cré bon diou và ,

eh poui oui, c’est vrai je l’ai constaté de mes yeux vus, ma boutade d’hier « chronique d’une érection » ben c’est ti pa q’cé la vérité vraiie , tant de hargne grognarde , jusqu’o enrico à la télé qui s’énervait tout seul cont’ l ‘ pôv’ cricri a l’évèque, faut dire qu’avec un nom pareil mais passsons,

la révélation m’atomisa , l’érection!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’était ça qui les rendaient si con , jusqu’aux femmes qui s’en mèlaient et se crèpaient le chinois, se filaient des gnons et tout le ramzingue !

Ecoeuré, j’éructais une série de respirations profondes ooooooooooooooooommmmmmmmmmmmm,,,,, tibetanonépalais et plus léger que l’air les oreilles en ailerons je fonçais tête baissé à la taurinne jusqu’au boucstore du coin de l’angle de la parralèle adjacente au triangle des 3 feux rouge du rond point du centre et …

m’enfouis la tête la première dans le rayon poésie jusqu’à ce que, sauvé et radieux je ramène le bouc entre les dents ce brin d’herbe tendre italien, rien que les premiers mots et c’en était fait de moii, béat, l’air ravi, sauvé enfin, il ne me restait plus qu’à affronter l’air ahuri et désapprobateur du vendeur qui rageur me montrais la pile de livre estampillé con sarko vs sego , me fit pffft c’est pas un livre de saiso , l’air faussement penaud, j’avais eu la révélation , je la cachais du mieux que je pus de peur qu’on me la reprenne , je m’en fus , allègre …

et jurais que l’on ne m-y reprendrais plus à m’approcher à moins de cent mots de ces hallucinés du polito

c’est pourquoi soucieux de vos santés, je tenais à partager avec vous cette bouffée de poésie transalpine en guise de vaccination .

mon chien avait raison ! après m’avoir assuré que les blacks allaient croquer les français , j’ai eu droit à tout un discours sur l’absurdité de cette idée tenace du besoin que nous avons d’un père , que le pays de France a besoin d’un patriarche à sa tête , idée tenace et ancrée dans notre lobe , et mon chien de ricanner et de rire à gorge et crocs déployés ! oui , oui je lui rétorque mais soudainement tout me parait lumineux , ben oui ! pourquoi ? serions nous le seul pays d’Europe à être encore dans l’ère archaïque ! partout des gens jeunes , des loups sans doute , des mangoustes , pas des koalas mais des pirrhanas , cela est vrai et je me souviens d’une fable africaine , de l’odyssée , et de pleins d’autres choses ! l’ère des mamouth est terminée , la pureté de la lumière se difracte partout fait s’évanouir le roc qui cache les mythes d’antan , les chênes du gui des druides , la masse menaçante de l’océan et le grondements du prophète en écho du dieu qui tonne , par thor! même le capitaine haddock , and a bottle of rum et ho et ho ! me donne raison et ne peut se défaire de la fascination qu’exerce Tintin sur son ethylisme zigzaguant , l’air se fissure et laisse entrevoir la liberté de se faufiler dans un noeud du temps , un air limpide , alizé qui nous porte en voile au loin vers des relents de café , jus de goyave et cuite reposée en hamac entre deux palmiers animés des tropiques , mais oui mousse idéal que m’importe le capitaine imbibé en barrique , la voile carguée et les vagues fendues vers , vers ……… la vie ! la douceur , farniente magique du dimanche ensoleillé ! le front plissé je tente de suivre les raisonements de mon chien pas toujours cartésiano-français , ce qui d’habitude me remplit d’aise car moi nous plus , pas trop carto-machin , j’opinne , je perçois la vérité sous les divagations malicieuses canines , quel besoin de tout ce fatras du socle , de la vision magico-hallucinatoire du patriarche sage , du sachem pachyderme , laissons souffler le vent de la légéreté , de l’ineffable ,de ces brins de lumière qui illuminent la mer en un breuvage qui pétille , que le monde rajeunisse et nous ressemble , larguer les amares !!!!!!!!!!!!!!!!!!! levez l’ancre ! périscope ! en avant toute dans les eaux claires de la voie lactée !

certes mais le front se plisse , sont ils vraiment si jeunes , si séduisants , si méritoires , sont ils ceux qui peuplent mes rêves , qui permettront l’échappée et l’autre Lambert ( W) n’a t’il pas raison quand il dit que comme dit la chanson on va encore se faire avoir par les mêmes ,

mais mon chien au terme de cet effort de réflexion , de cette inspiration sur-canine s’est endormi tel Rantanplan du sommeil du juste qui sait dans sa simplicité que quelquepart il a raison , quelque part ! je le laisse dormir malgré son ronflement de locomotive vapeur , il l’a bien mérité !

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