la parole se met en marche dans la langue et part …

c’est à un grand voyage dans la parole tel qu’on ne le trouve plus guère qu’en Afrique quand elle se lève prend son baluchon de son et déblatère les litanies des débuts des temps le long de ces chemins sans fin vrilles d’une incessantes rebondissante deux livre mains dans la mains m’y entrainent

Daniel Biga : l’afrique est en nous , l’Amourier,

Total KHAOS
(Zapologiedes superzhéroscontemporains)
s’autoclare s’autoclame
Oupen opvert salon mondial de l’autokonnerie
Monumentéléphantesque
l’ouragan n’importe couac s’annonce côte forte bourse
go New York go London go Berlin va Paris go Moskov go Sydney go Tokyio
itou à Tombouctou Sakhaline Kinshasa Pierrefeu au déserts itou aux poles itou
Mad Max braille truandaille assaille funéraille mitraille ferraille fricaille : triomphe
( « j’n’aime pas cett’ épok-é-mone!- et je plante des zarbres pour les zoiseaux »)
….
et plus loin

Il a plu au coeur du Sahara au milieu de l’aride
quelque ombre de bienfait de repos d’allégresse même
‘est alors glissée jusqu’aux racines
des plus sec parmis les arbrisseaux
jusqu’à la mamelle la plus assoiffée des rares animaux
sur le pauvre sur le maigre sur l’inculte sur le minéral
avec sa clique sa fraîche sa carresse
presché un giorno dourant la ploïa persévérare
parfois la pluie arrive au muscle du désert
quand menacée se sait la vie


c’est après que le môme romarin ce vagabond va-nu-pied
– peulh éthique plus gris qu’ébène – ce
berger meskin sans caprin ni ovin rencontra la princesse
il vit- il en fut illuminé à jamais-:
même en haillons même nue toujours d’une élégance
raffinée la princesse

le deuxième livre ,
Un paradis de poussière , de James Sacré, aux éditions André Dimanche ,
invite à une réflexion sur la parole le poème le voir le vivre l’amour , lêtre avec , un tas de choses du quotidien même au hasard d’un voyage au maghreb , la-bas ailleurs ou le corps se porte et rencontre l’autre

Evidemment le mot rien dès qu’on le dit
Se hurte à tout ce qui reste vivant,
Ce par quoi justement je touche (avec et sans précaution)
A ta parole à ta main, autant
Qu’à ton silence ou ton retrait.
Le mot rien dans le mot vivant ?

( à suivre)

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