Gamoneda

« comme si tu te posais sur mon coeur , qu’il y avait de la lumière dans mes veines et que doucement je perdais la tête; tout est certitude dans ta clarté:

tu t’es posée sur mon coeur

il y a de la lumière dans mes veines

j’ai doucement perdu la tête.

….dans tes yeux s’immobilise la tristesse ; ce n’est pas encore ta tristesse , mais tu me regardes

et de tes yeux tombe un pétale d’ombre.

(antonio Gamoneda, cécilia , éd.lettres vives)

j’ai approché mes lèvres de tes mains et ta peau avait la douceur des rêves

quelque chose de semblable à l’éternité à frôlé un instant mes lèvres.

( Gamoneda , cecilia , lettres vives)

il nage dans ton esprit , il traverse les ténébres artérielles , siffle dans la fistule blanche de ton coeur.

il n’a ni nom ni mémoire en toi.

(Gamoneda , froid des limites , lettres vives)

tu t’habites toi même mais tu ignore qui tu es; tu vis sous une voute abandonnée où tu écoute ton propre coeur

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