audiberti

Ratrafi, dans sa note amoureuse sur Hédia, sa femme, parle d’Audiberti et de sa lumière aux trois prénoms me donna envie de lire ceux là, extraits de « race des hommes », poésie, gall.:

A HENRIETTE VIII

Opale toute en crinières
tes courbes vont, de mes voeux
grouillant comme le verveux
où la rose eut ses tanières!

Je te chante sur trois tons
que je dispose en triangle.
L’un siège au bruit de la sangle
dans l’ombre où nous nous heurtons.

Le second est, des étoiles
le ramage asexué
que, nocturne josué,
j’écoute au fond de nos moelles.

L’ultime, ô fleur des combats
mécanique dont je tremble!
filigrane, triste, l’amble
de mon âme vers tes bas.

A LA MARTINIQUE

… Tu rayonne du creux des pagnes maritimes,
présence de la volupté !
toi qui, d’astres diffus, pervertis les estimes
de l’embouquement débuté…

Dans le temps qu’à nos sangs tu tends le creuset sombre,
doublé d’écarlate satin
tu scelles l’archipel où court, plus haut que l’hombre,
du cancre fatal le destin.

… Tes schistes dont le poil, dans ses canaux, recense
les miels de la verte coulour,
pour en semer le jour puisent dans leur essences,
purement leur, l’organe lourd…

(…)

enfin un poète qui ne met pas des majuscules à chaque embout de phrase, vers, ok ! dès lors où il s’émancipe tout en en payant l’hommage des règles versificationoire comme patinoire,

il reste les virgules, hélas !

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