william carlos williams

le flux inévitable de l’oeil quand il voit et mesure ses limites face au monde qui l’entoure ne peut que se solder par une humiliation accablante pour l’individu sauf s’il parvient à trouver un prolongement à sa ressemblance dans l’étendue de l’univers. Ceci est possible à l’aide de l’imagination. Ce n’est qu’à travers l’action de cette force-là qu’un homme peut éprouver des vibrations de sympathie à l’oeuvre pour la remuer vivement.
Une oeuvre de l’imagination qui échoue à libérer les sens selon cette nécessité majeure- les connivences , l’intelligence en son monde sélectif , échoue à élucider, à soulager ce qui est –
lorsqu’il crée , l’artiste fait exactement ce que tout oeil doit faire de la vie , fixer le particulier avec l’universalité de sa personnalité propre – la grandeur de son imagination lui ayant appris à sentir chaque forme qu’il voit bouger en lui même , il doit en prouver la vérité par l’expression.
La contraction ressentie.

(william carlos Williams , le printemps et le reste , unes)

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