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	<title>Mots à la ligne</title>
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		<title>Mots à la ligne</title>
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		<title>Bibliothéquer</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 12:39:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
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		<description><![CDATA[vu sur le site de Franck Queyraud ce superbe article et comme un fou Wamba, je rebondis La bibliothèque comme un pulsar S’il ne vit pas au rythme incertain du marché, il accompagne la vie du livre sur la longue durée et sait prendre la mesure du fonds et de sa densité. A côté de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=237&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>vu sur le site de Franck Queyraud ce superbe article et comme un fou Wamba, je rebondis<strong><a href="http://bibliothequecommeunpulsar.wordpress.com/2010/10/31/le-bibliothecaire-est-un-peu-le-forestier-du-livre-alain-pierrot-et-jean-sarzana-2010/"> La bibliothèque comme un pulsar</a><br />
</strong></p>
<blockquote><p><strong><em>S’il ne vit pas au rythme incertain du marché, il accompagne la vie du livre sur la longue durée et sait prendre la mesure du fonds et de sa densité. A côté de sa mission patrimoniale de conservation, sa fonction le requiert d’assurer l’observation permanente et suivie des ouvrages. Le bibliothécaire est un peu le forestier du livre, il vit et raisonne à long terme et dans les deux sens, il se voit comme le dernier rempart. On a le sentiment qu’une muraille de Chine sépare éditeurs et bibliothécaires. Ils gagneraient à la changer pour un paravent japonais.” (page 26)</em></strong></p></blockquote>
<p>Le <a href="//www.publie.net/fr/ebook/9782814503748"><strong>livre et le bibliothécaire</strong></a>, il faudrait qu&#8217;il soit un pulsar à la marge du monde contemporain en son milieu et de tous cotés, qu&#8217;il propulse et ne soit pas juste un filtre au travers duquel le monde et ses livres passe, il y a tant de livres qui sont des bribes, des condensés de vie et qui dorment et parfois ne poussent pas leur premier cri, alors de passeur le bibliothécaire  serait aussi observateur et son désir permettrait à des livres d&#8217;exister, pas uniquement les gros arbres de la forêt ni les mauvaises herbes mais les bosquets et les plantes fragiles des recoins et des clairières ; certains livres sont errants et d&#8217;autres poussent en rond, cachés ou protégés ils trouvent d&#8217;autres façons d&#8217;exister (festivals, circuits parallèles, internet etc,) mais la forêt est traversée de multiples flux, au détours on se trouve nez à nez avec des biches, un ours dort (hibernerait mais peut être repose) sous un amas de livres &laquo;&nbsp;morts&nbsp;&raquo; ou une congère inutile, leurre qui serait l&#8217;habitat de l&#8217;ours, des ruisseaux la traverse, des glaneurs-chasseurs, des amoureux la pénètrent interagissent, agissent le fou tout comme le forestier,</p>
<p>- je raconte n&#8217;importe quoi et me laisse emporter ? &#8211; je ne crois pas &#8211; car qu&#8217;est ce que le livre ?  -</p>
<p>On le brûle sur des bûchers d&#8217;intelligence pour faire régner la barbarie, on se rassemble autour d&#8217;un et ce ferment deviendra ciment d&#8217;un peuple, la pensée deviendra livre, un livre qui s&#8217;écrit et se réécrit, le livre est feuillet, feuillet de résistance et poème qui déstabilisent l&#8217;oppression, un livre est raison de vivre et pleur &#8211; la preuve que l&#8217;être humain existe, un livre rassemble tous les livres et s&#8217;écrit dans le vent, un livre est la rêverie d&#8217;un seul sous les combles de l&#8217;écrasement, il est survie ;</p>
<blockquote><p>Je convoque Pessoa, Hrabal, Stétié, Frankétienne, Mallarmé pour qui le livre est instrument spirituel, Cendrars et les tréteaux de Shakespeare je convoque tous les livres perdus brulés ou muets, ceux qui sur du papier aimé furent le rêve d&#8217;artistes et d&#8217;éditeurs utopistes, livres rares traces d&#8217;encre et mots libres, SMS twits et tout ce qui n&#8217;est pas livre et écrit les rides d&#8217;un homme debout, les mots secrets d&#8217;une femme</p></blockquote>
<p>le monde veut les écraser et lui ne veut pas &#8211; lui &#8211; s&#8217;étend aujourd&#8217;hui à l&#8217;inconnu &#8211; qui n&#8217;est pas défriché &#8211; l&#8217;intelligence est vive et libre, elle arpente sans limite ce que c&#8217;est qu&#8217;être Homme,<br />
Des hommes et des femmes le savent, sont nichés à un coin de l&#8217;état et de la force pour conserver ces étincelles ces flux de foudre, ces paroles proférées et aident à en proférer d&#8217;autres, de nouvelles, ils sont comme l&#8217;un de ceux qui parlent ils écoutent et forment rempart, le vent qui habite le papier ou les vides des formats numériques, des paroles rapportées les protègent, ils savent ou ne savent pas que l&#8217;important est ce vide, ce plein de l&#8217;essentiel- ils le défendent, consciemment ou non -</p>
<p>J&#8217;ai rencontré des amoureux, qui furetaient dans les rayons et les cartons des vieux libraires ont étés mes amis et confidents, ils me confiaient des traces, somme de la connaissance et eux toujours en recherche, dingues amoureux du hasard, chien fureteur ramassant un livre anonyme défraichi, lui même anonyme lui même inspecteur Colombo Pessoain enveloppé dans un par-dessus de pluie rassemblait les évidences des trésors d&#8217;enfance, qui devenaient livres, vérité ou imaginaire ou galaxie pulsionnelle, lui né d&#8217;un moment de magie, disons Peter Pan ou Flicka, ce jaillissement était devenu quête éperdue, les livres se pointaient tous au rendez vous, par cartons entiers comme cet envoyé du Cardinal qui achetait les livres au mètre (Naudé si j&#8217;ai bonne mémoire), ne lui en voulant pas d&#8217;être mis en pile ou hurluberlus dans les rayonnages , ils parlaient entre eux et faisaient corps, un corps dépareillé, d&#8217;autres mettaient un malin plaisir à se faire désirer, il fallait les chercher toute une vie durant battre la campagne, le libraire le savait, il avait le flair, il lisait, il savait ce qu&#8217;il voulait sauver, les étoiles le lui rappelait quand il sortait, son paquet de tabac contre un livre, beau comme un ticket d&#8217;avion, les livres aimés se savaient sauvés attendaient et aimaient de nouveau, car un livre c&#8217;est l&#8217;amour, préférant un foyer rude à un meuble vitré grillagé et fermé car un livre revit entre les mains et les yeux le chauffent, rappelant qu&#8217;il fut cerclé de lettres amoureuses et formé par des mains tout autant, de celles qui tinrent la plume à celles du maître imprimeur de celles de l&#8217;illustrateur au programmateur, l&#8217;amour menait la danse ou est-ce une piste vers les voix des histoires aux corps de sueurs, des rêves sous la couette aux pensées en volutes chaudes des tuyaux des pipes, résistance d&#8217;une maladie, foi en la victoire, carnets et feuillet, livre avant le livre ou couverture de cuir insubordination à l&#8217;ordre qui est barrique de poèmes, Omar Khayyam le sait bien, radeau sur le Syrte ou zodiac sur l&#8217;Acheron ? <a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/lire-006.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3818" title="lire 006" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/lire-006.jpg?w=300&#038;h=200" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>les rêves s&#8217;inscrivent aujourd&#8217;hui, connaissances d&#8217;avant le tri, mais les leurres aussi et le réconfort des bourgeois ;</p>
<p>pourchassé je les traque assoiffée de voyage ma vue veut élargir</p>
<p>Carvahlo les brûle pour allumer le poêle et dire son désarroi que les livres aient mentis, Carvalho sait que c&#8217;est le monde qui a menti il sait qu&#8217;il a été nourri et trompé ; il n&#8217;aspire plus qu&#8217;à un bon savarin, il résiste par ce geste car le livre qui fait figure de vérité est mensonge, il sert le pouvoir, le monde tentaculaire et l&#8217;état, il faut le brûler, j&#8217;y vois cela et le crois aussi. Toi qui sais tu ne sais rien.</p>
<p>Car on pourrait rêver d&#8217;un monde sans livre, sans lire et sans construire , sans accumuler cette pitoyable croyance Babelienne, un écart peut bousculer le monde et le livre en château de carte peut basculer, s&#8217;écraser comme un chêne, s&#8217;écrouler et pourrir. Sommes nous bien sûr de notre connaissance dans cet amas de lettres ? N&#8217;est-ce pas plutôt un bastion qui maintient les instruments du pouvoir des forts? le savoir est connaissance, si vaste aujourd&#8217;hui qu&#8217;elle n&#8217;est plus accessible aux simples- à l&#8217;inverse  la créativité des humbles n&#8217;est pas pris en compte, ne l&#8217;a jamais été, la nichée internet est cette forêt-là et il faut prendre garde qu&#8217;elle le demeure -</p>
<p>je ne crois qu&#8217;à la parole qui bouscule, réinventée à chaque nuit à chaque tour de la roue, la parole est libre quand elle se nourrit de tout, le rouleau inscrit, pattes de mouche les briques et tuiles d&#8217;un empire, les lettres et les flux de la machine forme un monstre qui est le système, tyrannique, soif de puissance- <a href="http://aloredelam.com/2010/10/21/vers-saillent-brandir/">la littérature courbette courbaturée singe les parades d&#8217;un roi </a>- les allées d&#8217;un palais et la langue qui de peur d&#8217;être mordue fait des ronds de jambes- -</p>
<p>sauvage au large, l&#8217;aventurier arrogant, mort est momifié, un souffle le ranime &#8211; des murs en empêchent &#8211; les vergers sont plus sûr</p>
<p>Tous les livres se résorbent dans la sueur, tous les livres s&#8217;écrivent en un seul, le sien point d&#8217;ancrage de son voyage!</p>
<p>Les livres sont la citadelle de l&#8217;état , du pouvoir qui les craint mais s&#8217;en sert. Interrogez les quartiers, les gens du peuple, eux se doutent, car lui le détient et s&#8217;en sert, dans des rangées classées, la bibliothèque est un barrage sur le fleuve de la connaissance, détourne les embarcations des passionnés, qui doit contourner, emprunter des détours de bayou, à moins que , à l&#8217;intérieur détournent les énergies des guetteurs qui nourrissent à l&#8217;insu, rassemblent conservent les paroles insaisissables, les font passer, bousculent et permettent à la vivacité d&#8217;aujourd&#8217;hui d&#8217;exister, pèle-mêle sans la passer au crible d&#8217;un filtre, le bibliothécaire comme grand archiveur et funeste classeur, s&#8217;il n&#8217;était que cela &#8211; il est furet &#8211; un furet forestier &#8211; l&#8217;employé magasinier même en chef &#8211; qui se donne le choix de croire qu&#8217;il sait et de décider qu&#8217;amasser et garder &#8211; oui Hrabal l&#8217;employé magasinier sauve ce qu&#8217;il peut, aimer à l&#8217;encontre du Pouvoir  &#8211; qui veut contrôler et garder, sauvegarder mais aussi cacher &#8211; du Nom de la Rose à la bibliothèque du Vatican, des trésors de guerre aux musées et que sais-je &#8211; n&#8217;est ce pas aussi une façon de désamorcer ce qui était un condensé de vie dans une suite de mots et un acte de résistance ? &#8211; Où est elle aujourd&#8217;hui ? qui saura en décider ? la frange des poubelles urbaines peut en abriter qui folles poussent leur trolleys, poésie vive de ce qui reste de l&#8217;activité incessante &#8211; d&#8217;autres croient l&#8217;être mais servent</p>
<p><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/023-2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3819" title="023 (2)" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/023-2.jpg?w=300&#038;h=200" alt="" width="300" height="200" /></a>peuples premiers dépossédés de leur symboles existentiels conservés dans des rayonnages, comme des prisons, symboles eux aussi en captivité &#8211; la bibliothèque est un fortin bourré de dynamite, de la nitro-glycérine qui ne demande qu&#8217;à exploser pourvu qu&#8217;un lecteur ouvre un livre- lise et se mette à rêver, aimer le monde autrement &#8211; si seulement &#8211; et l&#8217;édifice se mettrait à trembler quand les pages se feuillettent et qu&#8217;un lecteur s&#8217;en empare &#8211; la puissance est cachée là aux yeux de tous &#8211; dans cet état de captivité où nous sommes -</p>
<p>je rêve souvent d&#8217;une cabane &#8211; celle de Thoreau &#8211; à la lisière du bois &#8211; là où la forêt parle, livre les secrets sans retenu &#8211; cette cabane pourrait être remplie de livres s&#8217;il le faut, ou exempte s&#8217;il le faut, les livres sont là où il faut qu&#8217;ils soient et le ciel et l&#8217;écorce en sont, l&#8217;homme s&#8217;en pare, il y écrit de ses mains les plus belles histoires et des générations, servent de lien , entre lui et la forêt et lui et lui même, ascendant et descendant au centre de ce qui l&#8217;entoure, le livre n&#8217;a besoin de rien si l&#8217;homme est libre et témoigne le soir, porte à sa vue sa musique, son amour, le puits du nouveau-né</p>
<p>mais l&#8217;homme est encagé &#8211; il a besoin des livres &#8211; pour se repérer, se réparer ou se libérer . si le langage tangue libre &#8211; le langage parole se déploie &#8211; le livre en détient une partie &#8211; l&#8217;homme en a l&#8217;écho en lui &#8211; il pense-bête</p>
<p>car je suis insensible aux gardiens de prison et aux soldats</p>
<p>et si le monde insensible se moque des livres en tant que force vive le rôle du bibliothécaire serait peut être de déjouer, d&#8217;insidieusement rappeler que dehors, partout dans les cimes des chemins et des recoins du monde, ici et ailleurs, dans les ici de l&#8217;ailleurs et les ailleurs de l&#8217;ici existent des chants et des récits, des paroles qui diffèrent de ce tel que nous le connaissons pour le vivre par bribes quotidiennes -</p>
<p>Les livres pourraient être comme les fils d&#8217;un grand tapis qui relieraient les endroits de laine, les rêves d&#8217;écorce et les pensées végétales, les trous du ciel et les mottes de terre sur lesquels l&#8217;humain circule et glane- je dis qu&#8217;il faut mettre en doute le monde &#8211; la bibliothèque doit être ce lieu &#8211; et les enfants y viennent pour cette raison même et son contraire &#8211; car la curiosité pousse à connaitre, imaginer aussi bien le dedans que le dehors ; cet endroit ou des forces vives de création se manifestent &#8211; il faut pousser des ses bras ces reliures qui cachent les ouragans, l&#8217;esprit souffle n&#8217;importe où et l&#8217;homme sait qu&#8217;il doit rassembler ce que lui peut assembler &#8211; le bibliothécaire &#8211; nom de mammouth de Lascaux &#8211; n&#8217;est plus uniquement être de conservation mais d&#8217;agitation &#8230;</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/237/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/237/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=237&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Un livre n&#8217;est jamais fini</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Oct 2010 16:39:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Une lecture n&#8217;est jamais finie, le livre jamais refermé les pages continuent insatisfaites à imposer  un peu d&#8217;attention, c&#8217;est une source qui n&#8217;en finit pas de couler. Certaines lectures, la poésie, des pages de réflexion qui réclament sans cesse l&#8217;attention, on les lit paresseux on croit les entendre mais c&#8217;est nous même que nous entendons, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=214&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une lecture n&#8217;est jamais finie, le livre jamais refermé les  pages continuent insatisfaites à imposer  un peu d&#8217;attention, c&#8217;est une source  qui n&#8217;en finit pas de couler.</strong></p>
<p><strong>Certaines lectures, la poésie, des pages de réflexion qui  réclament sans cesse l&#8217;attention, on les lit paresseux on croit les  entendre mais c&#8217;est nous même que nous entendons, il faudrait faire  silence et tenter de percevoir ce bruit inhabituel, cet espace béant qui  s&#8217;ouvre, le thorax déchiré par le mot se rendre compte que quelque  chose siffle doucement mais essentiel, c&#8217;est pour cela que nous lisons,   les laisser là à quelque point que ce soit, un abandon ; le style  n&#8217;est jamais poli, toujours une marque une égratignure qui interroge,  certes la lecture se poursuit silencieusement dans l&#8217;esprit mais  retourner au texte parce que la rencontre n&#8217;est pas close, déterminée,  ni définitive, ou elle peut l&#8217;être.</strong></p>
<p><strong>Mais pour le présent la lecture s&#8217;étale s&#8217;étend questionne, a  un gout d&#8217;inachevé, quelque chose se faufile, tente de se faire jour et  s&#8217;éclairer d&#8217;un inattendu, assez de bavardage le silence du mot  n&#8217;appelle pas le débat, le langage simplement contient tant en lui même  qu&#8217;il déclenche une soif et que nous sommes au bord du vide. Tu n&#8217;as  fini le livre, tu ne le finiras jamais, toujours tu penseras y retourner  pour rechercher ce que tu y as laissé, comme un peintre sans arrêt sur  le motif tu écouteras les mots, lassé mais attentif au silence, à ce que  nait en toi quand tu lis, tu n&#8217;en auras jamais finis.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rien n&#8217;est s&#8217;il n&#8217;y a le mystère&#8230; qui est quoi et déroule la pelote  et que pense mon ami le philosophe Urset qui jouxtant J  Rothenberg,  e.e et l&#8217;oiseau schizo , médite (ou regrette de ne pouvoir  aller pécher  une bonne truite loin de ces broussailles de papier, peinture, céram   etc.) Derrière e.e la caraïbe et l&#8217;Afrique , les voix noires comme  celles de dream on monkey mountain,</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/12/bib_2-045.jpg"><img title="bib_2 045" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/12/bib_2-045.jpg?w=200&#038;h=300" alt="" width="200" height="300" /></a></strong><br />
<strong> à la question du classement ; chez moi ; je  procède affectivement ; je  mets en valeur ce que j&#8217;aime , je rassemble  les livres par affinités,  passerelles entre des écrivains qui auraient  du se rencontrer et qui en  tout cas se rencontrent chez moi ; autre  façon de faire , les grands  thèmes dominants (voyage par exemple,  poésie, grand lieu du Monde : la  Caraïbe, l&#8217;Amérique indienne, la Gasconie, de grands thèmes de grand  courant , bref  j&#8217;essaye que la bibliothèque soit un  organisme vivant,  que je m&#8217;y reconnaisse quand je m&#8217;adresse à elle et  que les livres la  musique la peinture et les milles objets  évadés évitent de s&#8217;ennuyer et  de se perdre, de retourner d&#8217;où ils viennent, l&#8217;obscur de l&#8217;informe  cerveau humain, desséché dans une tombe à n&nbsp;&raquo;en pas douter; maintenant   ils voisinent et revendiquent une identité, mouvante elle peut changer;  le hasard lui aussi peut jouer et battre les cartes, les redistribuer,  l&#8217;apparence formelle aussi peut décider des destins par sympathie  volubile ou antipathie ou tout simplement créolisation parce que c&#8217;est  comme ça</strong></p>
<p><strong>en plus des livres qui tournent le dos , c&#8217;est pas poli ! il vaudrait mieux les mettre face sur la tranche</strong></p>
<p><strong>car derrière la bibliothèque le livre derrière l&#8217;homme la vie le vent  : les livres sont échoués là pour se souvenir et doivent être rangés ;  crois t&#8217;on &#8230; je ne le crois pas</strong></p>
<p><strong>non pas du tout les livres sont là pour être réveillés ouvert et  faire qu&#8217;ils de nouveau parlent parlent          un livre n&#8217;est rien est  tout , est une trace une trace d&#8217;une vie des rêves et des mondes  entrevus , ils dorment mais portent l&#8217;étincelle de leur naissance qu&#8217;ils  déploient en eux : il faudrait qu&#8217;en les apercevant, sur la tranche ou  par capillarité  l&#8217;on s&#8217;en aperçoive, un e première façon d&#8217;affirmer et  murmurer ce qui bientôt va emporter, loin du marketing et de la  ressemblance atavique, des collections et formats, ils sont des coffres,  coffres des pirates car l&#8217;écrivain est un pirate, même s&#8217;il ne le sait  pas dès qu&#8217;il s&#8217;empare d&#8217;un crayon dès qu&#8217;il se met à remémorer, il  confie bien ou mal quelque chose de vivant à la feuille de là à l&#8217;encre  mais le  transactieux referme met en boite de carton et  l&#8217;autre qui  classe n&#8217;espére t&#8217;il pas que le rêve se ré ouvre et que la voix referme  le coffre sur lui-même et referme l&#8217;immobile ; dire cela, se rappeler  les rêves de l&#8217;enfance et la vue folle des voyages c&#8217;est commencer à  comprendre que la bibliothèque est une chaine d&#8217;esclavage qui doit être  brisée rompue libérée, car les livres ouverts ramènent  la trace fébrile  du crayon dans les marges et les ondulation incohérentes de  l&#8217;électroancéphalogramme de lui qui lit la guerre l&#8217;interrogation des  horreurs et l&#8217;amour la folie reviennent hanter et le regard reprend le  dessus</strong></p>
<p><strong>la parole est libérée ou presque</strong></p>
<p><strong>car les livres le plus souvent lorsque l&#8217;on en ouvre la couverture  sont bien rangés, à l&#8217;intérieur, les lettres font des mots font des  phrases des paragraphes des chapitres tout cela de façon bien organisé,  parfois, car parfois aussi les livres contiennent un tout pèle mêle, des  peintres y ont tracés des lignes et laissés l&#8217;eau d&nbsp;&raquo;aquarelle vaguer  livrer un peu du giclement du monde, l&#8217;écriture parfois est à la main et  la main nous mène à l&#8217;homme et l&#8217;homme parle Mais le livre organise  presque de façon rationnelle ou en tout cas de façon construite comme un  beau raisonnement, je dirai un mur ; un mur construit de brique et  tuile; la poésie est dans le grain et nous ramène au monde concret dans  l&#8217;épaisseur de la matière, car la poésie ou ce qu&#8217;il y a de poétique  dans le texte  va au plus intime, les lettres y mettent un peu d&#8217;ordre  et il faut de la folie pour les remettre en mouvement ,  de nouveau  comme dans le moment d&#8217;avant le moment où le chant montait de  l&#8217;entrevu,  mouvement qui faisait se lever l&#8217;auteur bousculant la chaise  dans ce mouvement d&#8217;énergie brutale ou ce crissement de la plume tant  en finesse comme le ferait un archet sur le boyaux et crisse la feuille,</strong></p>
<p><strong>D&#8217;où vient alors que de lire lire lire je répète lire donc ce qui est  écrit organisé sur la page que l&#8217;esprit et que la bouche n&#8217;a pas le  temps ou le désir de désorganiser, car lire dire remettre en liberté la  pensée ivre ou sage mais libre à moins que &#8230;</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/12/gg-005.jpg"><img title="gg 005" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/12/gg-005.jpg?w=300&#038;h=200" alt="" width="300" height="200" /></a></strong></p>
<p><strong>à moins qu&#8217;à être trop près du volcan four de l&#8217;humain contenu, trace  dans le livre, oblige à ce que la voix se voile, se pare d&#8217;un drapé  comme si cacher ou mettre à distance était nécessaire, pudeur et jeu de  piste accepté de la langue lorsqu&#8217;elle est dite,</strong><br />
<strong> à moins que l&#8217;esprit humain ne se brûle au contact de la poésie pure, la  littérature lorsqu&#8217;elle passe du livre à la voix, croit elle devoir y  mettre les formes ?</strong></p>
<p><strong>Et pourquoi ? se sent elle si loin ? ou si proche ; est ce vrai ?</strong></p>
<p><strong>Le livre sur le fut</strong></p>
<p><strong>j&#8217;aurai bien aimé voir la bibliothèque d&#8217;Henri le meunier à  Big Sur  (fan de Miller) je suis sûr qu&#8217;il devait  y régner un désordre   significatif et que chaque livre était une bulle comme à sac à dos près   au départ, les poches pleine de lignes gourmandes, pourquoi chez lui   plus que chez quelqu&#8217;un d&#8217;autre me direz vous ?les livres obéissent à   une logique industrielle, le même chez tout le monde ! c&#8217;est ça la   démokracie , oui mais pas chez Miller ; chez Miller les livres sont tous   la langue pendante pour dire le moins, d&#8217;avoir été lu annotés peut   être, désirés, créés dans l&#8217;imaginaire d&#8217;une soif inextinguible loin   d&#8217;une bien-pensance accumulatrice, loin d&#8217;un défilé militaire tous au   garde à vous comme des tombes bien alignées, comme des croix sans vers   de Saint John Perse ni Paul Valéry pour les égayer, non les livres  chez  ceux qui les aiment , brillent, béants, en attente d&#8217;une autre   rigolade ou cavalcade, d&#8217;une embrassade fusionnelle espérant le coït  ultime qui est leur raison  d&#8217;être ; chaque création est dans la  renaissance perpétuelle, et la salle de bain d&#8217;Henri Miller est là pour  en témoigner, le voyage à travers la remembrance se recommence toujours,  et like it or not aucun livre n&#8217;est égal devant la nature et le destin,  le lecteur en décide à le pouvoir du meilleur comme du pire, là malgré  les apparences aucun livres ne se  ressemblent et tous sont sur le  départ,  dans des directions opposées, chacun son rythme et son moyen de  locomotion, un livre lu dans le métro accoudé à la rampe ou au creux  d&#8217;un chêne millénaire dans le roulis d&#8217;un cargo ou d&#8217;un ferry, Martin  Eden pour moi  ou dans le silence d&#8217;une nuit froide (et Conrad dans un fauteuil ?)ou  dans la chaleur d&#8217;une plage sentant la peau brûlée, dans la peur ou  l&#8217;ennui les livres s&#8217;épuisent et on un poids inaccoutumé, laissent une  trace ou s&#8217;évaporent : </strong></p>
<p><strong>le livre est un itinéraire , le dos fermé comme si grand  ouvert &#8211; la   générosité et l&#8217;enthousiasme d&#8217;une bibliothèque des  départs ; il y a des livres qui se cachent , ce sont des rebelles , des  bushwhackers ! take to the bush say they&#8230; et ils vous y entrainent,  ont généralement le dos usé et le coat poussiéreux, les balafres  témoignent d&#8217;une vie bien agitée, d&#8217;une détermination à s&#8217;interposer, à  dégainer sans réfléchir, dire non et  se trouver à tous les vent! des pieds tendres ne doivent pas vous  rebuter, ils sont capable des plus dangereuses expéditions et s&#8217;ils  perdent de leur superbe et vous rentre l&#8217;air d&#8217;un chien noir ou d&#8217;un  captain hawkins c&#8217;est que la lecture aura été bonne, les livres raturés  soulignés annotés la couverture graisseuse vous regardent droit dans les  yeux ils portent les marques et vous riez ensembles des joies  partagées, des épreuves et des errements, il y a tant à dire et si  certains sont devenus alcooliques ou finissent dans une piaule d&#8217;un  quartier mal famé, camés, c&#8217;était dans le texte, en filigrane, le destin  s&#8217;est accompli, le livre rapporte les plis de l&#8217;Harmattan.</strong></p>
<p><strong>Garder un livre à l&#8217;abri des vicissitudes, derrière une vitre  parmi les poupées et les porcelaines épargnés du temps, c&#8217;est refuser  la lecture, refuser les chevauchés sauvages, refuser l&#8217;usure de la  profondeur et les rides des tempêtes, ils vous regarderont toujours de  travers, l&#8217;air torve, névrose mauvaise, un air d&#8217;inaccompli propret et  la rancune tenace, tandis que l&#8217;écriture dans la marge et les cornes et  les pliures, se vantent de pensées rêves et actions affleurent,  surgissent de derrière les lignes, mots en première lignes  suppurent,  des feuillet attachés à d&#8217;autres bribes de papier, des prières  d&#8217;insérer, le livre veut se tordre, valoir autant que la vie qui l&#8217;a  inspiré, la rejoindre, être fait de boue, glaise aussi, voler dans le  tourbillon biblique, ne pas se suffire des replis de l&#8217;intellect de  l&#8217;autre liseur, qui respecte trop, traces de doigt, douceur du papier,  livres qu&#8217;on jette pour faire taire la mouche que l&#8217;on écrase, à force  le livre à la même vie que celle du dehors, les insultes,traces de sang  l&#8217;illuminent, les dessins à même le paragraphe, incrustent  irrespectueux, compagnon de voyage, traité de vie sans ménagement</strong></p>
<p><strong>Même si on le reprend avec amour et expectation, sûr d&#8217;y  trouver un autre sentier ou une larme de pensée incertaine, à l&#8217;affut,  même si on le ménage, le livre veut être ouvert, il n&#8217; a pas d&#8217;autre  destin que celui d&#8217;être ouvert, d&#8217;être de nouveau sur le chant des  pistes d&#8217;avant la captation de l&#8217;écriture et l&#8217;incarcération forcée de  l&#8217;éditeur, d&#8217;avant le haut de forme des bibliothèques en  acajou ; le  livre a un déchirement rauque et sauvage, s&#8217;il se trouve, cela dépend  des livres,</strong></p>
<p><strong>celui de ma vieille mère, ce livre  des recette de campagne,  tout déchiré et jauni, croit encore qu&#8217;il appelle les casseroles, allume  le feu et casse les œuf, fait rôtir le canard et monter les œufs en  neige, il joue son rôle, fripé </strong></p>
<p><strong>il fini par être de transformation;</strong></p>
<p><strong> le Yi-King n&#8217;est rien à coté</strong></p>
<p><strong>Le poids des vies pèse sur les étagères, ils ne plient pas le  bois du même poids et ne respire pas du même vent, leur comportement  change, certains se battent entre eux ou du moins ne peuvent pas se  sentir, le vécu est là plus fort que l&#8217;hérédité et un livre de poche à  coté d&#8217;une première édition, y pensez vous, et qu&#8217;adviendra t&#8217;il ? une  bagarre car le livre l&#8217;aura pris de haut et lui aura foncé dans le lard  ou au contraire se ratatinera dans sa gabardine fripée de sous-classe,  celui là finira mal à moins qu&#8217;il ne fasse le fier et tienne le choc  face à ces redingotes, on en a vu tenir tête à des reliés cuir, c&#8217;est  qu&#8217;on les aime et qu&#8217;on les impose (mon vieux Gaston Miron a fini par  dérider mon Tennysson qui somme toute ne vaut pas le poids de son cuir)  des voix s&#8217;échappent  et le livre de prix de lui même fera en sorte de  tomber de l&#8217;échelle, choir, tout plutôt que déchoir,</strong></p>
<p><strong><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://motsalaligne.wordpress.com/2010/10/10/un-livre-nest-jamais-fini/"><img src="http://img.youtube.com/vi/XPJmm4_rcSU/2.jpg" alt="" /></a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>traduire ou conduire ou reluire enfin ouïr&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 10:57:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[langue age]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[oralité]]></category>
		<category><![CDATA[traduire]]></category>

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		<description><![CDATA[Car en effet je crois que la langue de l&#8217;un doit se faire engrosser par la langue de l&#8217;autre et ne pas en rester aux préliminaires, je refuse l&#8217;idée d&#8217;une langue littéraire figée, qui se satisferait d&#8217;être littéraire , il n&#8217;y a pas de littéraire il n&#8217;y a que  la langue et la jouissance. Intéressant [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=247&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><strong>Car en effet je crois que la langue de l&#8217;un doit se faire  engrosser par  la langue de l&#8217;autre et ne pas en rester aux  préliminaires,</strong><br />
<strong> je refuse l&#8217;idée d&#8217;une langue littéraire figée, qui se satisferait d&#8217;être littéraire ,</strong></div>
<div><strong>il n&#8217;y a pas de littéraire il n&#8217;y a que  la langue et la jouissance.</strong></div>
<p><strong>Intéressant paradoxe du traducteur,ramener la langue de  l&#8217;autre vers la sienne, mais la sienne quelle est t&#8217;elle?l&#8217;étranger que  l&#8217;on invite à la maison ramène avec lui dans ses vêtement ses flagrances  ses puanteurs ses accents ses façon de penser , tout un monde , le  traduire en français ne change rien , le ramener telle une équation à  un  produit de ce que nous connaissons change tout, c&#8217;est une erreur,  même si on ne le comprend pas laisser l&#8217;étranger parler, il apporte ses  richesses, d&#8217;autres contrées, il nous regarde de ses yeux différents &#8211;  que voit il de ses yeux cerné d&#8217;étrange &#8211; il voit l&#8217;étrange &#8211; le  dialogue peut commencer, il va nous apprendre beaucoup sur nous même et  c&#8217;est pourquoi il faut taire notre langue quand on l&#8217;écoute, renoncer à  faire croire que l&#8217;ailleurs c&#8217;est ici, gageure impossible , &#8211; mais c&#8217;est  l&#8217;appel du large ! c&#8217;est la promesse de l&#8217;océan et du désert, du bidon  ville et de la salsa ; il fzaut donc se taire et taire ; Segalen ne  disait pas autre chose quand  i l écrit que le simple fait de la  présence de l&#8217;étranger transforme l&#8217;ici, être dans l&#8217;ailleurs transforme  ; l&#8217;énorme paradoxe.<br />
</strong></p>
<p><strong>Au fond j&#8217;aime plus la possibilité d&#8217;une langue étrangère, ou  étrange, que le français ; la France ne m&#8217;évoque rien de merveilleux,  juste un habituel de passage, un ailleurs qui serait ici et qui  m&#8217;ennuierait ; la langue littéraire constituée, prétentieuse et figée,  les quatre bords du pré carré de la pensée et de l&#8217;expression française,  sous sa forme la plus convenue, les convenances (est-ce l&#8217;héritage des  salons, est la possibilité d&#8217;un rationalisme qui évacue l&#8217;inquiétude)  m&#8217;ennuie, cette langue bien pensante a été de tout temps bousculé ;  c&#8217;est ce qui la fait vivre, bouger bouger rien n&#8217;est acquis!<br />
</strong></p>
<p><strong>Du français j&#8217;aime quand elle pulse par en dessous, quand le ciel tombe sur la tête et quand les vents ramènent l&#8217;inconnu !</strong></p>
<p><strong> De plus la langue aujourd&#8217;hui est ouverte à des possibilités  infinies et n&#8217;est plus close sur elle même, le monde et tous les  ailleurs poussent par nos bords, la frontière de verre n&#8217;a plus les  rideaux tirés ; les limites et le sens de la supériorité a poussé à  l&#8217;intérieur même des mots et des phrases, plus que ça, de l&#8217;esprit et  d&#8217;une idée de finitude polie (polir) ou nulle brutitude tu quoque mi  fili n&#8217;était permise, bref une langue paternaliste, royale et  universelle dans son advenir, centre du monde pile poil sur les restes  du marécage.</strong></p>
<p><strong>Moi, j&#8217;aime qu&#8217;on la torde ou la mette en doute car elle  n&#8217;existe pas; Manciet se plaisait à dire que le français n&#8217;est qu&#8217;un  dialecte du latin (et d&#8217;ailleurs la royauté et le centralisme universel  de l&#8217;hexagone est bien Romain dans l&#8217;esprit.<br />
</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui on a le sentiment que la littérature s&#8217;est quitté  sans doute pour mieux se  retrouver, pour l&#8217;instant elle erre et  s&#8217;arrête pour tenir de beaux  discours  et  s&#8217;adresse le plus souvent à  elle même ; pontifiant volontiers ; Mais la France elle même n&#8217;existe  pas ; je ris de me rappeler ces hommes du milieux du vingtième siècle  qui, l&#8217;ORTF nous le transmet, s&#8217;exprimaient dans un parler qui se  semblait  singer et s&#8217;étendre à tous, quelle déception d&#8217;entendre un  brillant esprit qu&#8217;on croyait exceptionnel déclamer dans un français  d&#8217;usage mimétique : la langue existerait bien elle serait mimétique et  nous ramènera au post-primate.</strong></p>
<p><strong>Moi qui croyais que la langue était invention ! que l&#8217;esprit  se frayait des chemins à coup de machette et non de bouton de manchette;  certains esprits et corps le font, en général ceux que j&#8217;aime, Cami,  Rabelais (taisez vous! vous qui tentez de le récupérer, R est  irrécupérable parce qu&#8217;il court libertaire devant et vous fait des pieds  de nez et tire la langue), ils sont tous devant et s&#8217;amusent  franchement, Mais la censure règne et le bourreau n&#8217;est pas loin, rions  sous cape et feignons la bosse, n&#8217;est pas Σ qui veut &#8211; en attendant les  libertaires sont conviés parfois à souper et se doivent de se tenir  correctement sous peine qu&#8217;on leur coupe les mains et les doigts de  pieds, ET il est important de souper ! Primordial !!!! j&#8217;ai beau verser  dans la poésie mes chèvres disons le crûment croquent la marguerite et  rabattent leurs oreille sur mes vers, il me faudrait donc soit souper ou  m&#8217;enfermer dans ma cabane et me mettre à vitupérer de plus en plus fort  à mesure que l&#8217;on ne m&nbsp;&raquo;écoute pas, parler pâtois jusqu&#8217;à en devenir  pâteux (la pâte de la langue creuse creuse fais des tas empile des  consonnes et envoie à la volée des voyelles! le pâtois pateux voila mon  credo, pas le patois d&#8217;ici non le patois de partout rassemblé en un  grand tas, un compost evolutif si vous préférez, c&#8217;est écologique c&#8217;est  un nous en décomposition, un nous tiré jusqu&#8217;aux extrémités du nous sur  lequel pousse le Je : en effet il  y a plein de crottes et de trous de  taupes, de vers de terre et de palais cellulaires dans le jardin tiré au  cordeau : non il convient de s&#8217;interroger, penser en toute liberté,  laisser déborder, déplier le hamac et s&#8217;allonger dans nos rêveries et  divagation philosophiques &#8211; oui je suis Sternien c&#8217;était donc inévitable  et stern veut dire étoile ce qui aggrave le cas, le rend plus aigu  selon le cas , l&#8217;empire sauf que je déplore les empires, la richesse  commune ! Commonwealth my foot ! la richesse commune c&#8217;est le compost  non-écologique parce que libre d&#8217;enfanter les plus belles déviances.</strong></p>
<p><strong>La langue même si elle existe d&#8217;une certaine façon, n&#8217;existe  pas en  soi, admettons que l&nbsp;&raquo;&#8216;on puisse tracer un vague cercle autours  de ce  que l&#8217;on entend communément par français, cercle vague et  impersonnel,  la littérature c&#8217;est un peu forgé sur cette idée  courtisane, cette idée  du château, la littérature est un attrait   idéaliste, derrière elle  l&#8217;écrivain s&#8217;efface à moitié, et harangue   dans un style supérieur qui  me rappelle le singe mais ne nous égarons  pas;</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/11photo1.jpg"><img title="11photo1" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/11/11photo1.jpg?w=300&#038;h=200" alt="" width="300" height="200" /></a></strong></p>
<p><strong>la langue celle que je parle c&#8217;est une langue qui s&#8217;étend sur  des ramifications de langues possibles, enfouies et à venir. Que  j&#8217;entends dans les intonations expressionnistes des mots que je  comprends mal mais qui empathent le sens, que je parviens à donner à  ceque je mesure mal, le mots devient abîme et montagne, mystère qui me  plonge dans une méditation sur un sens vertigineux. La langue espagnole  de Guillen a été pour moi cette musique ou ce tableau de lumière, qui me  donne envie d&#8217;écrire parce que l&#8217;humain en moi c&#8217;est aussi ça, loin du  pré carré, pourtant si proche car dans la voix de cette femme, sans  apprêt j&#8217;y vois l&#8217;humanité pieds nus et courant<br />
</strong></p>
<p><strong>moi même quand j&#8217;écris de la sorte je me fixe des limites et   évacue mes désirs de turpitude littéraire, mais vous l&#8217;avez remarquez  vous que je ne remarque pas, ou pas encore, que j&#8217;ai le pied voyageur et  que j&#8217;ai du mal à tenir en place dans le pré carré qui quoique un peu  voltairien, quand même m&#8217;ennuie ;</strong></p>
<p><strong>les langues qui m&#8217;ont attiré faisaient appel (elles  braillaient) à toutes les possibilités de l&#8217;univers, pèle mêle dans le  domaine de l&#8217;écrit &#8230;. des tas de livres, de, disons VW, WF, St, WCW,  EEC, TW, MT, JJ, R, M, BM, SLT, enfin un tas de monde écrivant auxquels  il faut rajouter un tas d&#8217;anonymes ainsi que les langues dans leur libre  exercice non appliquées à la littérature, </strong></p>
<p><strong>Quoi de plus jouissif que des enregistrements ou des  transcriptions de langue inconnue que l&#8217;on ne comprend pas et qui nous  chante un tas d&#8217;ânerie (j&#8217;aime les ânes) ou nous parle d&#8217;une sagesse  inconcevable pour notre pré carré, c&#8217;est le cas des codex aztèques  irrecevables en français pas plus qu&#8217;en español, magnificence  des  langues aborigènes et inuits, de l&#8217;islandais et du caucasien, l&#8217;accent  surtout est essentiel, c&#8217;est la source jaillissante</strong></p>
<p><strong>En fait je ne crois pas qu&#8217;il faille continuer à écrire &#8211; pas  de la même façon qu&#8217;auparavant et nous  n&#8217;avons aucune réelle idée de  ce que parler veut dire, réellement parler, s&#8217;adresser aux étoiles, au  cri jaillissant de la jouissance et à la morsure du loup, à l&#8217;ombre  immense de la sagesse de l&#8217;ours, nous ne savons plus nous adresser au  réel (choses que nous faisons &#8211; mal) nous le décrivons car nous l&#8217;avons  parqué dans l&#8217;enclos du pré carré et nous croyons que cela suffit, or  une serpillière est un épopée en puissance et le bêchage est une action  métaphysique pure, si l&#8217;on y réfléchi, taper sur un ordinateur est un  cosmos ramené à une volubilité des doigts, excroissances de l&#8217;univers &#8211;  le décrire est impossible &#8211; même pas essayer &#8211; ou alors plonger en  rigolant dans un gros rire fin et inébranlable car le conte nous ramène à  la profondeur infime quotidienne de ce que nous pouvons être, écrire  n&#8217;est rien, ce n&#8217;est qu&#8217;essayer d&#8217;atteindre, de comprendre un peu,  d&#8217;emporter avec soi.</strong></p>
<p><strong>Le sens imparfait, dès lors que les frontières ont implosées  ne se laisse plus parquer, délimiter, il s&#8217;échappe démembré mais plus  vif encore, ainsi les sons font des leurs et portent des sens qu&#8217;ils  empruntent à d&#8217;autres, d&#8217;autres langues, réminiscences, le long de la  ligne oblique de la faille, voyages entrevus, rêves et associations les  plus diverses, des étincelles jaillissent de l&#8217;entrefilet, des lignes de  fuites déchirent des épanchements couleurs et rayures tâchées  s&#8217;emparent du bloc et le nient car elles sourient d&#8217;une irrévérence &#8211; on  ne peut plus contenir &#8211; il ne fallait pas tenter de circonscrire et  d&#8217;absorber car alors plus rien ne tient et comme dans le conte la vie  sort de l&#8217;ogresse et s&#8217;en va batifoler &#8211; libre ou tentant de l&#8217;être &#8211;  chemin fou, confronté à la vérité.</strong></p>
<p><strong>comme dit Boris Vian : jusqu&#8217;à la prochaine fois</strong></p>
<p><strong>(à suivre, car cela n&#8217;a pas de fin surtout lorsque l&#8217;on est  un adepte de la digression, c&#8217;est à dire du chemin inexploré de  traverse)</strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/247/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/247/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=247&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Glissement glissant</title>
		<link>http://motsalaligne.wordpress.com/2010/09/28/glissement-glissant/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 20:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[il faut l’acter les mots font aussi œuvre de détournement, ils détours- nent détourner pour rapprocher et mettre en corrélation ce qui jusqu’alors s’opposait ; avoir détourné pour mieux entrevoir ; comment s’y retrouver ? cette alchimie des mots peut elle  se révéler carcan et enfermement ? c’est de l’intérieur que les mots brillent, l’élan [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=218&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>il faut l’acter</strong><strong> les mots font aussi œuvre de détournement, ils détours- nent </strong></p>
<p><strong>détourner pour rapprocher et mettre en corrélation ce qui jusqu’alors s’opposait ; avoir détourné pour mieux entrevoir ;<br />
</strong></p>
<p><strong>comment s’y retrouver ? cette alchimie des mots peut elle  se  révéler carcan et enfermement ? c’est de l’intérieur que les mots  brillent, l’élan suppose un bras propulseur et une conscience vibrante,</strong></p>
<p><strong>que ce surgissement réapparait sans prévenir comme de  multiples coups de langues de ci de là de par les lieux, de par les  temps, sans logique apparente quand la stabilité du monde et celle des  hommes sont soumis à pression ; </strong></p>
<p><strong>créer un état stable de l’énergie semble inconcevable,  hasards des orages solaires et accalmies mais non de façon continuelle,  bien que les êtres soient constamment  dans un emmêlement et un désordre  imprévisible, </strong></p>
<p><strong>vu du dixième étage et en vitesse accélérée, embrouillamini  des histoires et des chocs même minimes  comme ce papillon multicolore  au battement  sismique d’ici au Japon, mais qu’en est il de langue à  langue, de bouche à lèvre, de main à bras ?</strong></p>
<p><strong>dans ce foisonnement, la relation, mot clé pour ouvrir la  rencontre ou à l’inverse l’impossibilité de continuer plus avant ni  comme avant, </strong></p>
<p><strong>apparait la nécessité de transgresser, réunir mettre en  relation, quand à chaque seconde la possibilité de l’asservissement ou  de la violence parait probable, ceci de part et d’autre et c’est ce qui  est émouvant ;</strong></p>
<p><strong> quand les mondes se mirent en parallèle et,  avant de s’entretuer, </strong><strong>inventent le besoin qu’ils ont de l’un e l’autre et posent des passerelles;</strong></p>
<p><strong> s’augmenter de l’impalpable de l’autre à autrui puisqu’il  est à coté et fait partie du paysage là où avant il n’était pas , le  monde en est transformé! </strong></p>
<p><strong>le regard et la pensée que l’on en a doit suivre,  petit à petit se défossiliser ;<br />
</strong></p>
<p><strong>La mondialité, l’Europe et ses réfugiés des grands  chambardements du siècle, dada et surréalisme et la démesure  américaine,  de l’étendue et l’effondrement par la modernité de pair  avec les déplacements des continents, l’Afrique entaillée par l’océan  est obligée d’improviser une teinte et d’inséminer l’Europe </strong></p>
<p><strong> je pense à Aimé </strong><strong>Césaire, </strong><strong>e.e Cummings et  Ghérasim Luca ; ces embardées du temps et de l’espace sans prévenir fusaient dans un cataclisme du langage,<br />
</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui  un même temps et une élasticité de l’espace qui  de l’un à l’autre semble maintenir un chaos opaque, de l’un à l’autre  une incompréhension et un voisinage immédiat, </strong></p>
<p><strong>rhizome plutôt que </strong><strong>racine </strong><strong>,  la reconnaissance du divers comme multiple dans un même temps,  questionnement ouvert du temps, Ségalen s’était déja extasié et Deleuze  éveillé, </strong><strong>c’est ce que pointe Glissant, les Antilles un laboratoire et la créolisation une réponse au pari de l’identité multiple,</strong></p>
<p><strong>le monde moderne est fractal<br />
</strong></p>
<p><strong>le langage, cette pointe vibrante de l’être humain relève le  défi ; Frankétienne, Brathwaite et quelques autres lorsqu’ils se  rencontre à la poupe de l’Amazone et du Mississippi ;<br />
</strong></p>
<p><strong>le pari de la langue instable en perpétuelle mutation pour répondre à ceux qui perlent en contact permanent </strong></p>
<p><strong>or s’en remettre à une dialectique formant vocabulaire me semble figer ce tremblement du monde,<br />
Sommes nous arrivés à un point ou les sociétés se déterminent? un refroidissement des laves? , mais alors ?</strong></p>
<p><strong>stable dans l’instable, la nature ne s’arrête jamais, le  présent cette illusion est pourtant tout ce qui compte, le roulis  projette le surf, et pourquoi l’endiguer, serait ce que </strong><strong>nous </strong><strong>appelons un autre pouls du temps?<br />
</strong></p>
<p><strong>le surgissement obéit à des règles qui le font ressembler à  une vague, similaire à une courbe ascendante puis descendante, ellipse  dirait la pensée indienne; tournoiement  mais s’agit il bien de cela ?</strong></p>
<p><strong>ce à quoi œuvrent les poètes et les anonymes, sans nom cette  incertitude de la crête, de l’étalement de la durée et  dissolution de  l’espace fébrilité de l’incertain des rencontres qui opère cette  impulsion que Glissant appelle déparler</strong></p>
<p><strong>pour témoigner, les formes que finissent par prendre les mots  et notre parole, -est-ce la même chose? -nous entendre sans laisser de  coté l’essentiel d’une expérience pour que puisse aboucher un échange, </strong></p>
<p><strong>constamment à déjouer les pièges que nous même  ouvrons sous nos pas, grignotons à l’intérieur de nos mots, </strong></p>
<p><strong>comme s’ils penchaient en arrière et qu’il nous fallait à  chaque fois rééquilibrer pour qu’ils aient suffisamment de force et  d’énergie, d’où vient elle et ou allons nous,</strong></p>
<p><strong> oser défier la crête de nos présents basculant et éclaboussant ce qui nous sert d’avenir ;</strong></p>
<p><strong>l’ invention </strong><strong>instable</strong><strong>, toujours en équilibre, rythme de la formulation, inaudible, jazz libre obéissant à un canevas inédit, de là la fugue,</strong></p>
<p><strong>lorsque l’on se trouve emporté par le vent « vers en l’arrière ».</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/09/slacijk_0.jpg"><img title="slacijk_0" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/09/slacijk_0.jpg?w=480&#038;h=356&#038;h=356" alt="" width="480" height="356" /></a></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/218/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/218/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=218&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Peindre et uniquement peindre ?</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 06:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[A peindre les mains illuminées  dans la matière , à se plonger dans l’expérience du faire et de  l’éclat mat de la couleur sans que rien ne le sous-tende, autre qu’un obscur pressentiment inconscient, sans qu’une tension séminale ne l’accompagne, la peinture semble être comme un gong que l’on frappe à l’entrée, Est-ce l’entrée d’un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=220&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="post-3433">
<div>
<p><strong>A peindre les mains illuminées  dans la matière , à se  plonger dans l’expérience du faire et de  l’éclat mat de la couleur sans  que rien ne le sous-tende, autre qu’un obscur pressentiment  inconscient, sans qu’une tension séminale ne l’accompagne, la peinture  semble être comme un gong que l’on frappe à l’entrée, </strong></p>
<p><strong>Est-ce l’entrée d’un corridor qui résonne dans le labyrinthe  sombre de notre sensibilité, on tape alors à la porte de quelque chose  qui nous s’ouvre, un indice de ce qui nous habite ou une palette des  sens vers l’innommable et l’universel<br />
</strong></p>
<p><strong>cette peinture, qui tend dans sa masse à apporter matière à  l’élucidation je ne pense pas qu’elle révèle mais plutôt qu’elle  questionne . A peindre et uniquement peindre on pose une question à ce  qui nous dépasse,  à l’éternité</strong></p>
<p><strong> Mais on peut aussi peindre sans uniquement peindre, le  peintre accompagne alors ou s’ajoute d’une métaphysique du gestuel qui  affine et tend son acte d’autre chose qui peut devenir chemin, porte le  sens, sens de son geste, et ouvre , grincement des gonds de l’inconnu</strong></p>
<p><strong>Les deux attitude sont en général mêlées, le geste porte la  matière questionnante de ‘être et du monde et est sous-tendue d’un  chemin investi, d’une épaisseur concise qui détermine la lumière pendant  que le geste lui de plus en plus aventureux se charge  d’une puissance  évocatrice qui se suffise à lui même.<br />
</strong></p>
</div>
</div>
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	</item>
		<item>
		<title>l&#8217;éphémère</title>
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		<comments>http://motsalaligne.wordpress.com/2010/03/13/lephemere/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 14:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout est éphémère, un peu comme Macedonio Fernandez quand il écrivait Buenos Aires dans les chambres d’hôtels et y laissait tout un fatras des papiers qu’il avait écrit, raturé, rêvé,  chefs d &#8216;œuvres en fragments qu&#8217;il laissait sur place, alors c’était le jeu de piste et Borgès et ses amis le suivaient à la trace [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=224&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout est éphémère, </strong></p>
<p><strong>un peu comme  Macedonio Fernandez quand il écrivait Buenos Aires dans les chambres d’hôtels  et y laissait tout un fatras des papiers qu’il avait écrit, raturé,  rêvé,  chefs d &#8216;œuvres en fragments qu&#8217;il laissait sur place, alors c’était  le jeu de piste et Borgès et ses amis le suivaient à la trace pour  récupérer les manuscrits , des pleines valises,<br />
on devrait lire Macedonio , un fou lucide ! un barbu  marcheur qui rêvait les feuilles sur le trottoir, qui quand il écrivait, écrivait  pour rien, pour clarifier sa pensée, il s’isolait et semblait  évacuer l’idée que quelqu&#8217;un,  paralysant ou limitant, qui  attendait quelque chose de lui, que ce qu&#8217;il écrira sera discuté, jugé, glosé ; </strong></p>
<p><strong><br />
Mais on peut aussi écrire ou peindre pour l’amour et :là sans doute  ce doit être le plus beau possible, parce que l’on écrit pour  se rejoindre, je dis écrit mais ça peut être aussi peindre ou vivre,  là  ce n’est plus nécessairement faire plaisir à l’autre, aux autres, à la la  littérature, à l’art, mais bien rejoindre l’idée que l’on se fait de son  élan, </strong></p>
<p><strong><br />
ce n’est pas que l’on veuille que ça demeure, il suffit de l’avoir fait, mais on n’aime pas se voir moqué par les éléments,<br />
voir les pigments s’envoler et malgré la beauté d&#8217; un vent pigmenté, on  se sent un peu frustré, il n&#8217;y aura même pas eu le temps de plonger le regard, de voir vivre, </strong></p>
<p><strong>Rose à raison, un livre ou une peinture vivante, on le  voudrait mais on cherche comment on pourrait faire,  laisser tout aller je crois, dépasser tout ce que l’on peut concevoir, faire naître pousser et laisser  aller comme une balançoire, comme une plante qui pousse, n’importe où,  elle pousse, comme une rose.</strong></p>
<p><strong>Les peintures sont vivantes, elles se doivent d’être  imparfaite parce qu’elle ne peuvent pas se permettre d’en rester là, il y  faut des vides ou des surcharges, des ratures, des écrits par dessus et  des messages codés, des appels de la couleur au minéral, un peu comme  ce grand livre jamais écrit mais repris en chœur à chaque fois que ceux qui aiment le  réinventent, avec de nouvelles voix qui respectent la musique, c’est de  musique que je parle là, de chant, le livre c’est le chant mais  c’est une peinture aussi, c’est de l’oral, l’oral qui s’entortille  depuis les fin-fonds du temps autours de la bouche, la même branche qui  refleuri qui pollénise l’éphémère, c’est cela aussi pouvoir rentrer dans  le canevas à chaque fois sans se tromper, broder son art dans le  respect qui toujours invente et rend le monde différent, à chaque fois comme un éveil, des retrouvailles, ça c’est  Simha Amron découvrant les polyphonie pygmées Aka qui nous en parle, la trame n’a aucun  intérêt pour les pygmées, </strong><strong>l’ethnologue</strong><strong> peut leur faire dire qu’il y  a tant de phases et décortiquer, ramener  la musique à l’équation,  ça c’est pour le livre, mais eux c’est la  merveille qu’ils chantent à chaque jour, c’est cette joie qui leur importe,  celle qui en fait la beauté. </strong></p>
<p><strong>C’est pour ça que je vais vers le fragmentaire, c’est pour ça  que la science du peintre ne m’aide pas, Malaurie parle de sagesse, la  science n’apporte aucune sagesse, elle ajoute mais elle ne respecte rien  , elle ne chante pas, </strong></p>
<p><strong>mais je reviens à mes peintures<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
de toute façon elles pioncent dans des cartons ….<br />
je vais fonder un groupe pour la cessation de l’hibernation des peintures,<br />
j’avais un copain peintre qui disait qu’il faisait prendre l’air à ses peintures quand il exposait, </strong></p>
<p><strong><br />
l’éphémère,</strong></p>
<p><strong><br />
il faut voir le magnifique film d’Andy Goldsworthy « rivers and tides » ,  là, le temps, l’œuvre de l’homme et de la nature est délivrée au temps,  comme un bloc de glace qui fond, comme  la marée qui recouvre les  pierres,  entassées avec application ou ce filet de poudre d’ocre, ou ce  collier de feuilles qui magnifique et essentiel dans le courant de  l’eau  s’y dissipe,<br />
et puis le travail et les jours, l’homme qui chaque jour retourne voir sa  belle amie, la nature, pour lui faire, se faire une surprise, en prise sur  le vivant en phase avec le temps,  prouve que la vie anime.<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
C’est comme ça , c’est beau ,<br />
c’est aussi pour ça que l’écriture  doit être la plus volatile possible, fragmentaire, pour être comme le temps , pour chevaucher le vent, </strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Mais , à mon sens ce ne veut rien dire, ce qu’il faut c’est  réellement prêter une oreille attentive à ce qu’ils disent, ce qu&#8217;ils écrivent, Joy Harjo mais d’autres, d’autres, chantent… à ce qui est vivant et qui  renait, vit en dehors de nos tracks, que l’on n’aperçoit qu’avec peine  tellement nous n’apercevons que ce qui se coule dans nos tracées,  je l&#8217;ai  toujours pensé  et j’essaye d’être attentif, de me nourrir,  plus fort de ce que les autres  glissent dans ma main, parfois  la lueur, le temps d’un silence,  prenez ça, ils me glissent cet autre temps qui vient du  silence mais bourré de bruit, méditation mais qui bruisse, d&#8217;herbes des bleus des étoiles, des bruits de pas qui frappent, le  respect m’habite, ma main est ouverte et je suis un chef de guerre qui a  déclaré la paix,  obstinément, Gandhi m’a montré la paume, je l’ai  baisé moi l’homme en colère, peuple millénaire qui coule dans mon fleuve et ma langue de feu, j’ai refermé la paume de la guerre, et je me  suis assis pour mieux comprendre,<br />
Truddel disait cela, que de toute façon c’était peut être le sens de  l’évolution, qu’il fallait chevaucher autrement, prendre le monde à bras  le corps et être d’autant plus soi, une guerre qui n’en porte pas le  nom, silencieuse mais déterminée, Joy dit &laquo;&nbsp;mon canoe me porte de  la défunte Mississippi aux rives d’Hawaï, à la Finlande et aux  frontières de l’ouest, plus forte dans l&#8217;universalité&nbsp;&raquo; ; et Luzmila et Violetta chantent les vieux airs gravés dans une langue minérale dans  une voix végétale dans un œil stellaire, les fondements du rythme nous  atteignent  d’Itxassu à l’ile, la grande Ile et l’archipel, le bloc de  glace répond à la joie polyphonique de la forêt, de la trace du désert  mauve les sangs se mêlent et les voix s’accouplent, </strong></p>
<p><strong>le tout-monde me  fonde,</strong></p>
<p><strong><br />
je suis assis et j’écoute la rumeur, je tente de faire taire la colère ,  je fais bifurquer les autoroutes des gaz, je regarde l’arbre et je  tente de me souvenir, ce tronc, ces feuillages et je me vois feuille,  j’écoute les pas et je me fiche des mots, je n’écoute plus j&#8217;entends ce que  je peux percevoir d’essentiel,  je me barre à ce qui m’oppose à l’autre,  dans ma paume le présent comme une lueur brule mais réchauffe ma  lueur,</strong></p>
<p><strong><br />
j’ai vécu longtemps dans le drame, bien sur la colère, je voulais   rejaillir comme un arbre abattu, par la partie qui est resté intacte,<br />
finalement  aimer,</strong><br />
<strong> petit à petit mes forces reviennent, détourné de l’impossible je m’interroge, je tends l’oreille pour entendre et je souffle  que moi aussi , qu’il y a le grand fleuve, le fleuve bouche de l’estuaire,   l’homme qu’irrigue la femme, que pleure l&#8217;enfant, et je vois que  la terre est sèche, ridée et mourante, euh le savent et s’en remettent à  la voix, en chœur serrent les poignes qui brandirent, je fais de même  dans mon isolement, mon œil ours redessine les contours du volcan dit  les couleurs fondamentales et refuse d’être entendu pour autre chose que  mon chant et je toise à corps, je m’enfonce dans cette forêt et  j’essaye de me lever, j’essaye d’être un homme surgit du rêve de l’ours,  disparu, dans l’ombre m’étend,<br />
je me souviens de l’homme que je fus, de mes lignées de morts et je recrois à mes vies.<br />
si seulement se relever.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>dans cette errance la vie créative,  les poèmes, la vie crue, l&#8217;effort pour parvenir à ce rien, si plein de cet effort, et une distance rigolarde avec ce qu’il fait, </strong></p>
<p><strong>il est dans le monde et il peint</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/03/img_7980.jpg"><img title="IMG_7980" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/03/img_7980.jpg?w=480&#038;h=320&#038;h=320" alt="" width="480" height="320" /></a></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/224/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/224/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=224&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Ayiti</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[geopoétique]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[terre en rive du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>

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		<description><![CDATA[« quand les murs tombent » dirait Chamoiseau, Il  semblait évident d’ouvrir sur les événement d’Haïti, l’horreur nous le commandait et moi par gout pour cette terre de poète et de renaissance, de marronnage dont je me sens solidaire depuis si longtemps. La réalité pouvait marronner. Car je voulais dire Haïti de toujours, pas cet éboulement de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=228&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> « quand les murs tombent » dirait Chamoiseau,</strong></p>
<p><strong>Il  semblait évident d’ouvrir sur les événement d’Haïti,  l’horreur nous le commandait et moi par gout pour cette terre de poète  et de renaissance, de marronnage dont je me sens solidaire depuis si  longtemps.</strong></p>
<p><strong>La réalité pouvait marronner.</strong></p>
<p><strong>Car je voulais dire Haïti de toujours, pas cet éboulement de haine, ce bouleversement</strong></p>
<p><strong>Difficile, à vrai dire, difficile même dans  « les lettres de  loin en loin », difficile mais nécessaire, comment aborder Haïti ?  Ayiti qui nous est nécessaire, par l’humanité que nous ne cessons de  traquer pour la détruire jusque dans nos murs, c’est cela que nous  devons respecter, Haïti ta voix se laisse entendre de loin, comme un  tambour insistant dans le vacarme de la destruction.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Haïti, Ayiti,</strong></p>
<p><strong>Autre nom pour ici</strong></p>
<p><strong>La mer immense à traverser en l’autre sens</strong></p>
<p><strong>Tout ça je le vois dans le regard noir, vide ou  rêveur que  ce pêcheur sur la plage ramène dans ses filets ou est-ce le désespoir ?  la couleur de son visage monte à  ses yeux, on ne sait pas ce qu’il  pense, il regarde cette mer et se souvient</strong></p>
<p><strong>Ayiti</strong></p>
<p><strong>Un cri lancé à travers la mer, la pauvreté accable, l’homme assis là est seul, on ne sait pas ce qu’il pense</strong></p>
<p><strong>Il n’empêche qu’il se relèvera, que son pas dansant dit à  tous tout à  sa joie paradoxale de pauvre, qu’il l’inventera dans des  chants et dans tous ses contes, le soir aux femmes à la veillée et aux  enfant,</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La révolte n’a pas germé<br />
pour rien<br />
la révolte re-germe à chaque fois</strong></p>
<p><strong><br />
le cœur ramené d’Afrique le pousse à chanter, sous la poussière  écrasante l’esprit divague s’évade c’est qu’il tourbillonne, de ces  appels de la parole qui sont des ancrages, il faut entendre ces ancres  lancées à bout de bras en riant, fort dans l’air pour atteindre,  violemment l’autre, ici</strong></p>
<p><strong>Il y a comme une question arrachée à la terre dans ce mot, un  mot sans appel mais qui pourrait être un jeu, trois sons de marelle, à  cloche pied,</strong></p>
<p><strong>Tout ça c’est dans le rêve, le rêve qu’il y a dans les yeux qui vaguent</strong></p>
<p><strong>Les yeux sur cette carte postale que Kim m’a envoyé il y a  bien longtemps, l’époque de Duvallier,  kim est une amie, docteur à  Haïti, elle me raconte la gentillesse des gens de là-bas, elle me chante  le créole, me dit qu’elle les aime qu’elle voudrait rester ici, surtout  je crois parce qu’elle a le sentiment qu’eux l’aiment  bien,  l’acceptent et  c’est parce qu’elle les aime, cette vitalité danse au  delà de la privation, semble la nier, l’interrompt, elle en oublie le  reste car elle a l’essentiel dans ce jeu d’yeux, cette extraordinaire  insistance continue cette dérive.</strong></p>
<p><strong>Le soir c’est un immense conte de fée, empli de mort, celle  qu’il regarde à travers la mer, la mort zombie est résistance, c’est  Depestre qui le dit , le mat de cocagne est là pour tromper la mort, les  cris qui dévalent interdisent  le désespoir , ils le mettent en relief,</strong></p>
<p><strong>C’est con , ça veut dire homme, comme un cri charnu qui ne désespère pas, rouge,</strong></p>
<p><strong>La terre, elle est étranglée, pas juste là dans la béance des  téléviseurs, la terre est étranglée, à l’image de cette lutte qui fuit  dans les mots et la magie, les sorts et les chants, la terre est  désertée, l’esclavage continue, dans les mains de ceux qui prennent, qui  serrent,</strong></p>
<p><strong>La vie semble un enfer</strong></p>
<p><strong>Maisons de tôle, routes ou dévale le poison, ou hante la  violence, des guns couteaux ou le sang, des hordes de ceux qui ont  défiés l’espoir et qui reviennent pour l’étrangler, l’égorger</strong></p>
<p><strong>Alors le rire doit fuser, désespéré</strong></p>
<p><strong>Car que faire quand même la liberté est zombie, que faire  quand l’esclavage s’ accroche, quand tout se mixe pour nier une vie,  quand le bourreau a un accent créole et baise dans le lit du maitre,  mort</strong></p>
<p><strong>Il faut rester froid et regarder cette folie vautour, rester  accroché entre les murs et défier l’histoire, regarder les puissants en  face, ces faiseurs de mort, ces preneurs de vie, zombies, tortueux dans  l’esprit de l’homme qui défie la folie,  « l’oiseau schizophone » plane,  menace dans les méandres des mots, d’une image toujours comme un masque  qui appelle, d’un rêve qui sourd dans les déchirements des gènes</strong></p>
<p><strong>Ayiti comme vie,</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nous on connait l’enfant, ce qu’on en voit<br />
moi qui fut enfant je vois le regard, je ne sais pas bien ce qu’il dit,  il connait tant de choses, de sous-couches de malheur, dans son noir de  plomb la lave de l’espoir,</strong></p>
<p><strong>Ce qu’on en voit, on lui tend la main, ceux là le font par  amour, parce qu’il faut que le regard fonde, parce qu’il faut faire  échec, quand on ne prend pas pour prendre, rapt, abandon, je le sais  j’ai été cet enfant, non , pas lui, mais un autre ce qui revient au  même,</strong></p>
<p><strong>Je vois l’enfant, Ayiti, la vie doit frémir, et elle frémit  car la joie est sans limite car il n’y a plus de limites, il n’y a pas  de limites, elles ont été gommées, la force de croire comme une bonne  blague que l’on rit au soleil qui décharne, l’enfant va repeindre le  monde</strong></p>
<p><strong>Ou va mourir, ou va être tué, ou va tuer, on ne sait plus devant le regard noir de l’enfant,</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’important c’est la ronde, mais les morts nous tiennent la  main, on en rit quand on ne sait plus de quelle face se tourner, pile  face, noire blanche tout cela a perdu le sens, tout est rouge</strong></p>
<p><strong>Semble l’être car qu’en sait on ?</strong></p>
<p><strong>Ayiti, j’aimerai te comprendre, tu es dérive, tes murs  sombres dans les failles, les déchirures de terre avalent tes enfants,  le tremblement s’est fait tueur, ravage, détruit, tue, inquiète ceux qui  sont au loin dans l’exil qui aimeraient être là, quand même ;</strong></p>
<p><strong>Un papillon tremble aussi</strong></p>
<p><strong>Es tu danses, conte improbable du rapt de l’amour , délire de  la poésie quand la réalité entaille, on ne peut le concevoir ou avec  peine, pourtant la violence quotidienne dépasse l’orgie tellurique<br />
es tu révolte, quand les vautours tournoient et piquent à ton cadavre,  un corps quand dans tes yeux se condensent l’inénarrable, l’irréparable</strong></p>
<p><strong>Se peut il qu’aujourd’hui la terre elle-même resserre l’étau,  se peut il qu’une chanson rassemble ton pays qui craque, se peut il que  tu vendes tes enfants, était-ce notre crime que la terre montre de sa  béance ou est elle aveugle et n’a-t-elle pas de pitié,</strong></p>
<p><strong>La colère couvre encore le pays qui n’aspire qu’à chanter.<br />
Comme le corps d’une femme enflamme de désir  les coups assassins qui s’abiment meurtris dans le mutisme,</strong></p>
<p><strong>Il reste la voix de la douceur au moment ou l’enfant s’endort. S’il n’est pas mort.</strong></p>
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		<item>
		<title>Le sage et l&#8217;ivre</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 20:14:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[La musique, il est question de musique, d’art en général, la tentation est grande d’en appeler aux vertiges. la musique sublime. la peinture ne vaut que par cette quintessence du monde, ce chant du pinceau, et la poésie de même. Nous sommes à la pointe de la civilisation, nous sommes au pîquant de l’expérience humaine, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=231&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> La musique, il est question de musique, d’art en général, la  tentation est grande d’en appeler aux vertiges. la musique sublime.<br />
la peinture ne vaut que par cette quintessence du monde, ce chant du  pinceau, et la poésie de même. Nous sommes à la pointe de la  civilisation, nous sommes au pîquant de l’expérience humaine, être  artiste c’est en arriver là, presque ou il n’y a plus d’humain, les  indiens des Andes disent que les musiciens, pour trouver la musique s’en  vont à la frontière des mondes, là où la faille permet d’en ramener ce  que personne dans notre monde n’a jamais entendu et n’entendra jamais,  et d’en revenir indemne, c’est à dire pouvoir le faire entendre aux  hommes, ne pas s’y trouver piégé, est ce un rapport à la folie, la  musique est elle cet entredeux ? faut il aller au seuil de la brisure et  maintenir cet équilibre, </strong></p>
<p><strong>Une conversation, ou plutôt des échanges où l’extrême  exigence de l’un  semblait mettre en doute les gouts de l’autre, où  l’extraordinaire érudition de l’un semblait sans appel,</strong></p>
<p><strong> …cela  faisait longtemps que dans d’autres lieux certains se paraient des  apparats du sublime et je pensais que ce n’était que des oripeaux,  propre à faire croire aux mots vertigineux, il était question de poésie.<br />
</strong></p>
<p><strong>Or je pensais que c’était un grand fleuve, or je pensais que  c’était le vent, que c’était  la mer ou le sourire déhanché d’une femme,  je souriais à la joie, je m’étreignais dans la mélancolie pensant y voir  ce qui m’étreignait, je pensais vouloir dire, mais par dessus tout je  voulais me sentir vivre, ivre<br />
</strong></p>
<p><strong>je me disais que ce devait être là qu’elle se cachait, la poésie, en habits de fête ou sans, presque nue, ou complètement nue</strong></p>
<p><strong>pas à poil, nue<br />
</strong></p>
<p><strong>je me mis à penser qu’il existe un lien très fort entre la  joie d’exister, d’origine plutôt populaire et une tentation du sublime,<br />
les deux peuvent coexister, et même se renforcer l’un l’autre de manière à être musique, totalement musique ,</strong></p>
<p><strong>la joie te faisait entamer un chant et la poésie te  saisissait, les accents atteignaient au plus profond quand ils  y  atteignaient, et les gens se mettaient à danser, ils tombaient amoureux,<br />
<strong>sans  prévenir, raides les yeux écarquillés, le corps aux aboies  ne comprenant  plus, habité par une chanson qui soudainement disait tout,  farfouillait tout au fond des sentiments les plus intimes, cois, déballait au grand jour qui s’envolait au vent, abracadabrant</strong>,  c’était une gigue, </strong></p>
<p><strong>Mais alors  les couleurs ont tout envahis, les rues les cœurs  les bras qui tournent et les yeux qui deviennent rivière, la mer qui  devient jambes et le sexe qui déclame comme un bouc, tout, la vérité qui  brame et  beugle et ment, </strong></p>
<p><strong>j’en étais là de mes pensées,<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
Bach, qui fait monter les danses populaires aux cieux qui en retombent  comme Icare chez Breughel, Bartok, qui après les vagabonds russes  refonde la musique de l’âme hongroise dans l’arrière-temps des mélodies  des rythmes  terriens, celles que chantent nos vieux en riant parce  qu’ils leur rappellent leurs amours et que la souffrance s’épanche,  n’est plus souffrance mais mots du fleuve, rame que l’on pousse en  uhuhant et kodaly, bien sur, et beaucoup d’autre ,<br />
mon Strawinski, celui du chant du rossignol et de l’oiseau de feu<br />
Vivaldi ! la joie d’exister !<br />
facile ? peut être bien mais  je me demande même s’il peut y avoir de l’art sans cela …<br />
mais l’idéal s’arrose à l’humain<br />
explicitement , </strong></p>
<p><strong>cela revient à s’interroger sur l&#8217;existence sur terre  sans en exclure l’idéal, taper des pieds nus, la poudre rouge et les  herbes jaunies, les bourrelets qui m’attirent, la coiffe qui te fait  reine, </strong></p>
<p><strong>la débraille<br />
</strong></p>
<p><strong>mais l’idéal sans la joie d’exister, la joie ou la tristesse,  coller frapper des deux pieds ce  rythme pour fermer les volets à la tristesse, immense, remuée dans  l’absence, fondamentale, définitive,</strong></p>
<p><strong><br />
l’art n’existe pas, nous le portons en nous et pointons incrédule du  doigt quand nous le voyons et nous nous disons parce que nous le savons  que toutes les émotions sont permise, </strong></p>
<p><strong>Bosch nous tend un miroir, nous ne quittons pas nos  rictus et nos délires, nos corps difformes et nos moments de grâce vont en  triptyque, Henri me le rappelle, lui qui rit de son anéantissement et  va à l’accolade sur les chemins, vers l’oublié qu’il  veut commémorer, </strong></p>
<p><strong>remémorer<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
Elles, les </strong><strong>plus belles s’enracinent dans nos chairs et  chantent et dansent, se montrent des fesses et une bouche parle de la  beauté, inégalable, il est toujours question de l’exploit, de la  hauteur, même à ras de sol</strong></p>
<p><strong><br />
la gravité s’en est allé ou elle se cache,<br />
la gravité sans,<br />
l’inconscient projette vers la faute mais ce faisant dicte un sens, des mots dérivent</strong></p>
<p><strong><br />
« much ado about nothing », non ce n’est pas cela, la le baromètre humain fait des sienne, on ferme les yeux, on y est presque,<br />
la lecture d’un texte de Dario Fo sur Héloïse et Abélard m’y ramène,<br />
dans les canaux de Venise la pourriture flotte et s’appuie sur des airs  de fête, une partition millénaire coiffée en pliure de couvre-chef, à la  dérive, lettre morte, chiffrée, annotée, sans son de la veille<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
D’Irlande en Hongrie la fièvre des danses s’en prend au  divin, la poésie s’enroule en chevelure et, en boucles raides sales ou </strong><strong>étincelante </strong><strong>réconcilie,</strong></p>
<p><strong> le chant de la terre s’élève comme en errance</strong></p>
<p><strong>Qu’est ce que la musique sans le plaisir et le grincheux noyé dans sa bière voit sa femme aller guincher</strong></p>
<p><strong><a href="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/03/6453_1176701131030_1033157652_30559349_7294653_n.jpg"><img title="6453_1176701131030_1033157652_30559349_7294653_n" src="http://aloredelam.files.wordpress.com/2010/03/6453_1176701131030_1033157652_30559349_7294653_n.jpg?w=338&#038;h=233&#038;h=233" alt="" width="338" height="233" /></a></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/231/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/231/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=231&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Les bienfaits d&#8217;une gorge pleine</title>
		<link>http://motsalaligne.wordpress.com/2010/03/01/les-bienfaits-dune-gorge-pleine/</link>
		<comments>http://motsalaligne.wordpress.com/2010/03/01/les-bienfaits-dune-gorge-pleine/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 20:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Donc affirmer, un chemin différent, celui du cœur, le seul qui vaille , à mon avis et au tien ce qui me plait ! Il faut se résoudre à ne pas se faire entendre dans les brouhahas qui feraient croire qu’on aurait une voix alors que seule le chœur résonne, résister aux sirènes à tête [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=234&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Donc affirmer, un chemin différent, celui du cœur, le seul qui vaille ,<br />
à mon avis et au tien ce qui me plait !<br />
</strong></p>
<p><strong>Il faut se résoudre à ne pas se faire entendre dans les  brouhahas qui feraient croire qu’on aurait une voix alors que seule le  chœur résonne,<br />
résister aux sirènes à tête d’hydre que l’ on entend de toutes parts, et  la rengaine change au gré du vent, bien sur ! repousse sur des têtes  mortes, sur l’erreur et le remord,<br />
</strong></p>
<p><strong>Eux s’y retrouvent et tant mieux,  pendant ce temps  s’approcher du feu de bois et se réchauffer d’une petite lumière que  tous nous apportons, en riant un peu, </strong></p>
<p><strong>chantonner,</strong></p>
<p><strong>parfois approcher les poètes, les peintres est dangereux  car ils créent un appel d’air,  à les entendre ils auraient raison et  moi tort, mais est-ce sur, ne faut il pas oublier  ces schismes  et  ces lignes bien tendues, ces files d’attentes poudrées qui soliloquent &nbsp;&raquo; il faut murir et se remettre en cause &laquo;&nbsp;<br />
la Poésie, la Peinture, l’Art majuscule ne se trouve pas où ils disent<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>et lire, rêver voir, parfois des voix tranquilles nous parviennent et  on entend,</strong></p>
<p><strong><br />
Ou bien faut il travailler à s’épanouir ?<br />
Je choisi de m’épanouir, comme un arbre,<br />
je lutte contre la solitude et vais prendre l’eau ou elle est, et souterraine même à traverser les océans,  j’aspire à prendre une main caressante dans la mienne, son sourire n’entraine  t’il pas dans un pas de danse,<br />
ton sourire me dit que si,<br />
nous les fainéants de la contrée fertile!<br />
ne peut on marcher ensemble à coup de poèmes et s’enthousiasmer de peinture,<br />
sans faire le beau, donne la patte ! patte blanche quand je l’ai noire, noire de suie<br />
</strong></p>
<p><strong>La bonne chanson chantons tous ensemble d’une belle voix discordante !</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/234/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/234/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=234&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Le pli de l&#8217;air</title>
		<link>http://motsalaligne.wordpress.com/2009/12/29/le-pli-de-lir/</link>
		<comments>http://motsalaligne.wordpress.com/2009/12/29/le-pli-de-lir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 18:38:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lam</dc:creator>
				<category><![CDATA[langue age]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Erwann Rougé]]></category>

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		<description><![CDATA[  Issu d&#8217;une résidence au brésil ce livre libre me semble regarder de son oeil plissé l&#8217;irrationnel se glisser entre les ombres et les lumières du vivant, sans poétiser, presque en récusant la forme poétique pour mieux l&#8217;installer au coeur, de ? qu&#8217;est ce que cette écriture ? une vue, un rendu compte, un marmonement, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=207&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><em>Issu d&#8217;une résidence au brésil ce livre libre me semble</em> <strong>regarder de son oeil plissé l&#8217;irrationnel se glisser entre les ombres et les lumières du vivant, sans poétiser, presque en récusant la forme poétique pour mieux l&#8217;installer au coeur, de ? qu&#8217;est ce que cette écriture ? une vue, un rendu compte, un marmonement, le surgissement de l&#8217;invisible dans la conscience et l&#8217;émergence du réel, solide, brut et dérangeant presque par son vulgus, bruit, donc , ou les conversations des inverses, bruits inaudibles du réel car il y a sans doute plus à entendre de ce qui est dit dans le réel bruyant mais finalement dense comme une pierre, et ce silence si bruyant, mais le mot ne convient pas, musical, infiniment musical et plongeon dans les polyphonies secretes de la foret, des être à la tension des ondes que l&#8217;on nomme magie et de l&#8217;intériorité,<br />
 le pli de l&#8217;air,<br />
 serait-ce ce point ou tout se fausse et ou tout apparait dans les prolongement et les retranchements du réel , car nous sommes au dela du visible et de l&#8217;invisible, audible, criant muet, improbable frontière qui n&#8217;est qu&#8217;un pli, je ne sais pas bien , mais le livre qui se déroule ou s&#8217;offre  un peu comme un pli, pli comme un glissement de terrain ou courbe multiple de la réalité, tout cela dans la plus grande simplicité apparente,<br />
ce n&#8217;est pas si simple de voir mais est ce voir, le réel dans la chaleur de la multiplicité, ou rien ne semble fixe<br />
métamorphose uniquement à l&#8217;oeil mais est ce l&#8217;oeil, qui fixe alors que tout coule entre envers et endroit, vilain mot, pourquoi droit, tout me semble mouvement, il faudrait préciser mais le peut on à vouloir laisser libre, autre mot pour insaisissable, le vrai est ce dans cette attente inlassable?<br />
est-ce bien le texte ou est ce moi qui prolonge, m&#8217;empare de cette évocation, à tout prendre et rejoins mes rives &#8230;<br />
un livre ou l&#8217;on revient, revient, comme vers un lieu où l&#8217;on attend<br />
où la vie et les vivants manifestent</strong></p>
<p><em>note ,&nbsp;&raquo; Le pli de l&#8217;air&nbsp;&raquo; d&#8217;Erwann Rougé </em> poète essentiel à mes yeux  <a href="http://www.artpointfrance.org/Diffusion/rouge.htm">page de présentation d&#8217;Erwann Rougé</a></p>
<p><a href="http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/07/le-pli-de-lair-derwann-roug%C3%A9-lecture-dantoine-emaz.html">http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/07/le-pli-de-lair-derwann-roug%C3%A9-lecture-dantoine-emaz.html&nbsp;&raquo;&gt;lecture d&#8217;antoine Emaz </a> à lire pour une autre approche</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/motsalaligne.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/motsalaligne.wordpress.com/207/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=motsalaligne.wordpress.com&amp;blog=5017358&amp;post=207&amp;subd=motsalaligne&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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